La plainte pour viol contre Cristiano Ronaldo est retirée

Soccer

L’épée de Damoclès qui flottait au-dessus de la tête de Cristiano Ronaldo depuis plusieurs mois vient de disparaître.

Selon l’agence Bloomberg, la plainte pour viol qui visait le joueur de soccer a été retirée. En octobre dernier, l’Américaine Kahtryn Mayorga avait formellement affirmé que l’athlète portugais l’avait sodomisée de force dans une chambre d’hôtel de Las Vegas en 2009.

Le motif du retrait n’a pas été précisé.

Ronaldo a toujours nié ces faits. En janvier dernier, les policiers de Vegas ont demandé un échantillon d’ADN du joueur aux autorités italiennes. Depuis 2018, l’ex joueur étoile du Real Madrid évolue pour la Juventus de Turin. La formation a d’ailleurs indiqué que sa tournée estivale 2019 aurait lieu en Asie, alors qu’elle se déroulait habituellement aux États-Unis.

 

Victoire pour Ronaldo, mais…

Cette plainte pour viol nuisait passablement à l’image de Ronaldo, qui est certainement l’un des meilleurs joueurs de soccer sur la planète. On ignore s’il a acheté Kathryn Mayorga et on ne le saura vraisemblablement jamais.

Malheureusement, des accords financiers ne sont pas rarissimes dans ce genre d’histoire. D’un côté, un homme riche, populaire, puissant et de l’autre, une présumée victime qui n’a vraiment pas les mêmes moyens.

Bien sûr, si l’histoire est véridique, une femme peut mener la lutte judiciaire sans flancher, mais quelles sont ses chances d’obtenir gain de causes? Les faits allégués remontaient à 2009. Dix ans plus tard, il aurait été bien difficile de prouver hors de tout doute la culpabilité de Ronaldo. Surtout que ce dernier aurait eu les moyens de se payer les meilleurs avocats qui auraient tout fait pour miner la crédibilité de la présumée victime.

C’est sans compter que cette dernière aurait dû ressasser publiquement des souvenirs pénibles. Ajouter à ça le fait de refaire face à son présumé agresseur, le jugement des autres, la couverture médiatique intense. Bref, on ne peut reprocher à une victime de laisser son silence être acheté. La justice a malheureusement ses limites, surtout en ce qui a trait aux cas de violences sexuelles.

 

Agence Bloomberg