Pierre-Luc Dubois a influencé la transaction de P.K. Subban

Rumeurs

Dans la nuit de lundi à mardi, Elliotte Friedman a publié un papier sur les 23 minutes qui ont secoué la LNH plus tôt cet été. Même si tu es tanné d’entendre parler de la transaction qui a envoyé P.K. Subban à Nashville, ce texte vaut la peine d’être lu puisqu’on y apprend une tonne de détails sur ce qui a précédé cette transaction, incluant l’influence de Pierre-Luc Dubois sur ce dossier.

Le joueur québécois de 18 ans est impliqué dans ce processus puisque l’une des équipes dans la course pour Subban était les Canucks de Vancouver. Ces derniers avaient quelque chose qui intéressait énormément le Tricolore dans cette enchère, une position plus élevée au repêchage. Par contre, selon Friedman, Bergevin s’en est rendu compte environ 24 heures avant le repêchage que les Blue Jackets n’allaient pas laisser passer Pierre-Luc Dubois et comme il était le joueur que son équipe voulait en haut du repêchage, le choix des Canucks, qui était 3 échelons derrière celui des Jackets, n’avait plus de valeur pour Bergevin. Comme Vancouver ne possède pas trop d’atouts intéressants, je déduis que c’est ce qui a mis fin à ces négociations qui se sont transformées en plainte de maraudage.

Selon Nick Kypreos, les rumeurs de transaction dans le cas de Subban ont commencé à s’intensifier le 17 février à la suite de son revirement en fin de match contre le Colorado. Ce n’est pas surprenant puisque Therrien ne s’était pas gêné pour le planter devant les médias après cette bourde. Friedman a écrit que Bergevin faisait alors tout pour taire ces rumeurs et maintenant que la transaction est complétée, un DG a déclaré que s’il pouvait, Bergevin ne parlerait plus jamais de cet échange.

Malgré les rumeurs, Subban n’a jamais vraiment passé près de quitter vers Edmonton selon Friedman. Les Oilers savent qu’ils devront faire de Connor McDavid le joueur le plus riche de la LNH sous peu, donc ils ne tripaient pas sur le 9 M$ du défenseur. En plus, le Tricolore demandait trop à leur goût. Les conversations entre les deux formations auraient été assez courtes et ça n’avait pas mené à grand-chose. Le Colorado était une autre organisation dans cette course qui était dérangée par le contrat du défenseur des Prédateurs.

Pour ce qui est de Weber, Friedman nous a appris qu’il avait soupé avec les propriétaires de Nashville quelques jours avant l’échange et qu’à ce moment-là, les deux côtés ne savaient pas ce qui s’en venait. David Poile n’a pas voulu dire quelle était la réaction des propriétaires lorsqu’il leur a présenté l’échange, mais il a admis qu’ils étaient surpris.

Friedman a aussi écrit que Carey Price n’était pas au courant de l’échange avant l’annonce officielle (ce qui est très surprenant considérant son importance pour la franchise), mais il a ajouté que Price savait que c’était possible parce que le style de P.K. ne cadrait pas vraiment avec ce que l’équipe tente de faire alors que c’est le cas de Shea Weber. Bref, c’est une autre confirmation de l’influence de Therrien sur cet échange.

D’ailleurs, Price et Weber ont passé un peu de temps ensemble cet été avec leurs femmes. Ils ont aussi covoituré lorsqu’ils se sont rendus à Ottawa pour le camp d’entraînement d’Équipe Canada dimanche. Le gardien et le défenseur semblent avoir une bonne relation, ce qui facilitera certainement l’arrivée de l’ancien capitaine des Preds dans le vestiaire du Canadien.

Des textes comme celui-ci sont toujours très intéressants puisque même si on en sait plus que jamais, c’est encore assez actif en coulisse et c’est toujours cool de pouvoir y jeter un coup d’œil même s’il n’est pas complet ou si ça concerne une transaction qui fait trop jaser au goût de certains (dont Marc Bergevin).

Au moins, le DG du Tricolore pourra utiliser cette histoire la prochaine fois qu’un journaliste l’accusera d’ignorer la LHJMQ au repêchage. Pierre-Luc Dubois est le 2e espoir québécois (après Samuel Girard) dont on apprend l’intérêt du Canadien pour l’encan amateur de 2016 qui fût en vain à cause d’une transaction. C’est quand même incroyable de penser que malgré la valeur de Pierre-Luc Dubois (et Samuel Girard) aux yeux de la direction, le Tricolore n’a pas été en mesure de choisir un joueur de la LHJMQ lors de ce repêchage…