Les Sens sont dans le trouble financièrement

C’est connu, la franchise des Sénateurs d’Ottawa est probablement l’équipe canadienne qui a le plus de difficulté à faire des profits. Que ce soit parce que l’aréna est situé à 30 minutes de la civilisation ou parce que le marché d’Ottawa est morne, l’équipe a de la difficulté à éviter les pertes financières.

Dix après son achat de l’équipe, le propriétaire Eugene Melnyk a montré au Ottawa Citizen à quel point la situation est mauvaise à Ottawa. En effet, en 10 ans, les pertes de Melnyk s’élèvent à 94 millions de dollars. De ces pertes, 60 millions proviennent des revenus d’opération et le reste vient de la charge d’intérêt sur la dette.

Donc, les opérations des Sens en tant que tels perdent environ 6 millions par année et les intérêts qui s’ajoutent à cela font grimper la facture pour le propriétaire des Sens qui n’est plus aussi riche qu’il l’était.

C’est entre autres pour cela que l’équipe opère avec une limite de 51 millions pour la masse salariale. À ce chiffre, l’équipe peut limiter les pertes et quand même mettre un bon club sur la glace (grâce au travail sublime de Bryan Murray).

Au moment d’écrire ces lignes, les Sens comptent sur la 28e plus grosse masse salariale de la ligue avec 53,8 millions. Il faut toutefois préciser que les salaires que l’équipe aura à payer cette saison seront plutôt de 50,9 millions. Avec ces chiffres, l’équipe compte sur une équipe complète à laquelle il manque un défenseur. Ce défenseur est l’agent libre avec restriction Jared Cowen.

Selon le Ottawa Sun, les Sens auraient une offre de 28 millions d’une valeur de 8 ans pour le défenseur format géant. Cela monterait les salaires des Sens à 54,4 millions pour la prochaine saison. C’est au-dessus de la limite du club, mais le proprio le permettrait fort probablement puisque le club est vu comme un des favoris pour la prochaine saison.

Comme quoi ce n’est pas parce que l’on met une franchise de la LNH au Canada que tout va fonctionner parfaitement.