Leon Draisaitl veut aussi passer à la caisse

Maintenant que les Oilers savent combien ils vont devoir payer Connor McDavid, ils doivent se pencher sur le contrat de Leon Draisaitl, qui sera agent libre avec restriction dans quelques jours. Une offre hostile serait surprenante puisqu’on parle de la LNH en 2017, mais les Oilers vont quand même vouloir conclure ce dossier rapidement.

Comme c’était le cas pour McDavid, ça risque d’être une facture assez salée. Selon Ryan Rishaug, qui a eu la primeur sur l’entente du #97, Leon Draisaitl demanderait un contrat de 8 ans avec un salaire annuel environnant les 9 M$ tandis que les Oilers voudraient plus lui donner 7 ou 8 M$ par campagne. C’est le genre de chiffre qui va leur faire regretter le contrat de Milan Lucic assez rapidement.

Draisaitl était le 3e choix du repêchage de 2014 et il vient d’éclore avec 77 points en 82 matchs. Il faut dire qu’il a joué avec Connor McDavid, ce qui l’a certainement aidé à gonfler ses chiffres. Il avait été limité à 51 points en 2015-16. Comme il n’a que 21 ans, cette production vaut certainement le gros contrat, mais si elle dépend seulement du #97, c’est un prix énorme à payer puisque la jeune étoile des Oilers est capable de bien faire paraître à peu près n’importe qui jouant sur son trio.

Les offres hostiles sont pratiquement inexistantes dans la LNH de nos jours, mais avec la situation salariale des Oilers, s’il y a une option intéressante, c’est bien Draisaitl. S’il acceptait de signer pour 7,85 M$ par année, en risquant seulement des choix de première, deuxième et troisième ronde, l’équipe signant l’offre hostile placeraient les Oilers dans une situation impossible sur la masse salariale. Si cette équipe voulait encore plus déranger Edmonton, une offre hostile de 9,8 M$ ne risquerait qu’un choix de première ronde supplémentaire. Comme Edmonton risque d’égaler n’importe quelle offre, ce serait une stratégie logique même si elle est improbable.