Jason Botterill ne voulait pas signer les contrats de Jack Eichel et Jeff Skinner

Embed from Getty Images

Hier, les Sabres de Buffalo ont congédié leur DG Jason Botterill avant de faire pratiquement table rase dans leur département hockey. C’était une décision qui faisait plaisir aux fans de Buffalo, qui réquisitionnaient ce congédiement depuis un bon moment.

Cette joie s’est toutefois ralentie grandement quand ils ont vu que les Pegula, propriétaires de l’équipe, renvoyaient pratiquement tout le monde, et que la raison qu’ils citaient pour leur décision était qu’ils ne se sentaient pas assez écoutés dans les décisions hockey.

N’importe quel fan de sport peut te dire que ce n’est jamais une bonne idée quand les propriétaires se mêlent aux décisions de personnel. Ça n’empêche toutefois pas ceux qui sont en place de le faire parce qu’après tout, ce sont eux qui signent les chèques, donc ils se donnent le droit de le faire.

Dans le podcast 31 thoughts, on en a appris un peu plus sur les divergences d’opinion entre Jason Botterill et les propriétaires des Sabres. En fait, c’est surtout basé sur une philosophie du DG qui croit que ce sont les contrats à long terme qui démolissent les équipes de la LNH. Il voulait donc les éviter le plus possible tandis que les propriétaires voulaient faire tout ce qu’il fallait pour signer les joueurs.

Les deux contrats soulevés dans le podcast ont été ceux de Jeff Skinner et Jack Eichel. Dans les deux cas, les propriétaires ont passé par-dessus leur DG pour les conclure parce qu’il préférait donner plus d’argent en échange de termes plus courts. À la place, les gars ont eu plus d’argent sur le long terme.

Dans le cas de Jack Eichel, on peut certainement le justifier parce qu’il est un joueur étoile, mais son impact salarial de 10 M$ en avait surpris plusieurs au moment de la signature du contrat.

Celui de Jeff Skinner est pas mal plus dommageable par contre. Celui qui n’a obtenu que 23 points cette saison aura un impact salarial de 9 M$ jusqu’en 2027. Ce qui est intéressant, c’est que les deux contrats ont une structure très similaire (clause de non-mouvement et bonus de signature de 7,5 M$ dans les deux années possibles de lock-out au moment de signer les contrats).

Bref, la situation de Buffalo pourrait vraiment s’empirer dans les prochaines années puisque les propriétaires veulent vraiment prendre le contrôle et ça risque de vouloir dire quelques grosses signatures d’agents libres pour convaincre Jack Eichel de ne pas demander d’échange. On peut demander à Ville Leino et Christian Ehrhoff si c’est une bonne idée…