Yannick Veilleux se plait dans l’environnement honnête du Rocket

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Avec tout le jeune talent présent à Laval (Kotkaniemi, Poehling, Ylonen, Brook, Fleury, Primeau, etc…), les spectateurs ne se rendent pas nécessairement à la Place Bell pour admirer le jeu de Yannick Veilleux. Malgré ça, l’attaquant québécois de 27 ans est crucial au succès du Rocket, qui tente présentement de se qualifier pour les séries.

Lors du dernier voyage du Rocket, Yannick Veilleux était le seul joueur de l’équipe qui pouvait être considéré comme un vétéran par les règles de la AHL.

C’est tout un changement pour celui qui avait dû manquer des matchs vers le milieu du mois de janvier parce qu’il y avait trop de vétérans dans la formation. Il avait alors huit points en neuf matchs dans la AHL et ce genre de production lui avait valu quelques offres intéressantes en Europe.

Il admet y avoir pensé puisque l’Europe est une possibilité réelle pour lui l’an prochain, mais il s’est assis à quelques reprises avec Joël Bouchard, qui lui a demandé d’être patient, et il l’a écouté. Il faut dire qu’il ne restait alors qu’un mois à la saison européenne et ça aurait été un changement difficile pour sa petite famille qui inclut Logan, son fils d’un an.

Il a décidé de faire confiance au coach, ce qui n’a pas dû être facile après qu’un contrat promis par le DG des Americans de Rochester à la fin de la dernière saison ne soit jamais arrivé au cours de l’été.

« Notre relation à moi et Yannick, depuis le début, c’est basé sur l’honnêteté. Ce que je réalise depuis deux ans dans le professionnel, c’est beaucoup de joueurs qui sont écorchés et irrités par le passé; d’anciens coachs, d’anciennes organisations. C’est ce que je réalise, il y a des gars qui arrivent éprouvés, écorchés. Notre relation a été honnête depuis le début. Il connait mes attentes comme tous les autres joueurs. Je ne joue pas de game et c’est clair comme l’eau de roche ce que je m’attends des joueurs; une bonne attitude, des gars qui travaillent fort, qui poussent dans la bonne direction. Je pense que la façon qu’on approche avec le Rocket, ça fit pour lui. Je pense qu’il est confortable là-dedans. »

Joël Bouchard

Cette franchise commence en haut de l’organisation pour Yannick Veilleux. Il est désormais l’un des rares joueurs de l’organisation qui n’a pas d’agent nord-américain. C’est donc dire que c’est lui-même qui a négocié son essai professionnel et par la suite, son contrat avec le Rocket.

« J’adore » a simplement dit Yannick Veilleux lorsque je lui ai parlé des négociations sans agent. « J’ai l’heure juste. Des fois, un agent, ça ne va pas te dire toutes les choses. Il te dit qu’est-ce qui est bon à entendre, mais pas nécessairement ce qui est moins bon à entendre. »

« Personnellement, les conversations que j’ai eu avec M. Mellanby (NDLR: Scott Mellanby, DG-adjoint du Rocket), ça a été très clair » a expliqué Veilleux. « Il a été clair avec moi et j’ai été clair avec lui. Tu pars avec une meilleure base. Tu es capable de démontrer que tu es un homme et que tu es capable de prendre soin de tes affaires, de dire ce que tu as à dire. C’est la même chose pour ce qui est de recevoir la critique ou quoi que ce soit. Ça a très bien été. Les deux, on était pas mal sur la même page par rapport à ce que je m’attendais et ce que lui s’attendait. »

Cette franchise de haut en bas semble plaire au joueur et ça parait plus sur la glace que sur la feuille de pointage où il 14 points en 23 matchs. Il a marqué un but d’assurance contre Utica samedi dernier, mais sa dernière mention d’aide date du 1er février.

« J’ai beaucoup de chances à tous les matchs » a noté Yannick Veilleux. « Pour moi, c’est du bonus les points. Si j’en ai, tant mieux, mais en même temps, j’ai des chances et j’apporte de quoi à l’équipe. C’est ça qui compte. Je suis quelqu’un qui est capable de m’ajuster quand les points ne sont pas là parce que j’ai un aspect physique à mon jeu. »

D’ailleurs, quand on fouille plus loin dans les chiffres, Veilleux a raison; il contribue vraiment au succès de l’équipe. Depuis le début de la saison du Rocket, j’ai tracké 30 de leurs matchs et aucun joueur ne vient proche de Veilleux dans les 15 matchs de l’échantillon auxquels il a participé en termes de % Corsi, qui calcule le % des tirs tentés au total qui appartiennent au Rocket quand un joueur est sur la glace à 5 contre 5.

Parmi les joueurs qui ont joué au moins 10 matchs dans l’échantillon

Peu importe ce que tu penses de la statistique ou de la grosseur de l’échantillon, c’est une performance notable de la part de Yannick Veilleux et ça montre l’impact qu’il a sur cette équipe. Quand il est sur la patinoire, la glace est penchée en faveur du Rocket, ni plus, ni moins.

Ce n’est pas le gars qui va attirer le plus d’attention ou qui va s’inscrire sur la feuille de pointage à répétition, mais Yannick Veilleux est l’un des facteurs qui expliquent pourquoi le Rocket est en mesure de s’accrocher à la course aux séries malgré le nombre incroyable de blessés, tant à Montréal qu’à Laval.