Matthew Peca reprend son rythme avec le Rocket

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Avec les blessures chez le Canadien, Charles Hudon semble être en bonne voie de regagner un poste avec l’équipe pour laquelle il n’a joué 32 matchs la saison dernière. Il faut dire que l’attaquant québécois s’est replacé avec le Rocket à Laval avec neuf buts en 17 matchs cette saison, ce qui était bon pour une égalité au troisième rang de la AHL avant son rappel.

Hudon n’est peut-être pas le seul attaquant qui pourrait suivre ce parcours. Comme Hudon, Matthew Peca a peu joué pour le Canadien l’an passé (39 parties) et il est en train de retrouver son jeu avec le Rocket de Laval. Ça ne parait pas au premier coup d’œil avec seulement cinq points depuis le début de la saison, mais il faut se rappeler que ça a pris un peu de temps à Hudon pour qu’il débloque offensivement même si les bons signes étaient là avant les buts.

« Charles est un très bon exemple » a admis Matthew Peca après la pratique de lundi. « Il est venu ici, il a retrouvé son jeu, il s’est mis à l’aise et il s’est mérité un rappel. Je garantis qu’il est meilleur en ayant fait ce parcours-là plutôt que s’il avait commencé la saison là-bas. C’est le hockey, c’est un processus et on est tous dans le même bateau. »

Cette attitude est certainement la bonne pour réussir dans la AHL et lorsqu’on lui parle, on ne s’adresse pas à un joueur bougon de se retrouver à Laval. « Jouer est ce qui est le plus important » a rappelé l’attaquant de 26 ans. « Évidemment, on n’est pas satisfait de jouer ici, mais c’est ici que ça commence. C’est ici que tu t’amuses et que tu retournes à la planche à dessin. Il y a des gars qui se font rappeler et c’est à moment-là qu’il faut se prouver. »

C’est quand même bon de noter qu’avant son rappel, Peca était en train de développer une belle chimie avec Charles Hudon sur l’avantage numérique. Ce dernier l’avait même noté après le match dans lequel il avait marqué son premier tour du chapeau en carrière chez les pros.

C’est notamment cette chimie qui fait en sorte que les bons signes commencent aussi à se pointer le bout du nez dans le cas de Matthew Peca. Ce n’est pas un hasard s’il s’est retrouvé sur le premier trio avec Ryan Poehling et Kevin Lynch lors du match de samedi après le rappel de Charles Hudon. Avant cette promotion, Matthew Peca avait récolté cinq points lors de ses six matchs précédents. Il n’a pas réussi à s’inscrire sur la feuille de pointage contre Bridgeport, mais il a encore créé des chances de marquer pour les siens.

Jeudi dernier, Joël Bouchard a confié qu’il aimait ce qu’il voyait de Peca.

« C’est un gars qui n’a pas joué beaucoup dernièrement. Il s’est blessé en plus quand il est revenu avec nous autres. Ça prend quelques matchs des fois pour reprendre sa vitesse de croisière. Dans son cas, depuis qu’il est revenu de sa blessure, on l’a fait jouer. Tu voyais qu’il était rouillé et c’est normal, c’est pour ça qu’on a continué à le faire jouer beaucoup. À Cleveland (les 8-9 novembre), c’est le joueur qui a eu le plus de temps de glace. Pour nous autres, c’est important de lui donner le temps de glace pour être capable de reprendre le feeling de la game un peu. Depuis le deuxième match à Cleveland, je sens qu’il fait beaucoup plus de jeux. Mercredi, j’ai aimé beaucoup la façon dont il s’est comporté. Il faut leur laisser le temps. Ce sont des gars qui n’ont pas beaucoup joué l’an passé et en plus, lui il a été blessé. On continue à développer les gars même quand ils sont plus vieux et à leur donner la chance de se faire valoir. »
– Joël Bouchard

Cette blessure semble bizarrement avoir aidé Peca, du moins lorsqu’on entend le joueur parler. « C’était frustrant, mais c’était aussi nécessaire pour moi de prendre ce temps à l’écart du jeu » a expliqué Peca. « Des fois, tu dois prendre un pas de recul pour traiter la cause plutôt que les symptômes. Ce n’est jamais plaisant de ne pas jouer, mais j’ai pris le temps pour revenir en santé et l’opportunité pour regarder un peu parce que tu peux apprendre beaucoup en regardant le match de haut. »

Le résultat de tout ça est que deux matchs après son retour au jeu, il a amorcé une séquence de cinq points en six matchs qui lui vaut maintenant une place de qualité dans l’alignement du Rocket, non seulement sur le top six, mais aussi sur l’avantage numérique où il a été l’une des raisons pour le succès de l’équipe. Le Rocket est dans le top 10 de la AHL à ce niveau.

Pour le principal intéressé, ce temps de glace de qualité est très important après une saison pendant laquelle il ne savait pas trop à quoi s’en tenir sur une base quotidienne. « C’est une question de trouver le rythme, créer une chimie avec tes coéquipiers » a expliqué Peca. « Notre avantage numérique fonctionne. Je n’ai pas changé beaucoup, mais je touche plus à la rondelle, j’ai plus de temps de glace et ça fait un effet de boule de neige qui mène à plus de confort et de confiance sur la glace. »

Pour l’instant, le Canadien se garde une place dans l’alignement avec seulement 22 joueurs et 12 attaquants, ce qui est bien normal considérant que sept des neufs prochains matchs de l’équipe sont à Montréal et que Laval n’est jamais bien loin. Par contre, après le 5 décembre, il n’y que deux matchs locaux pour le Canadien en décembre et il ne faudrait pas se surprendre qu’ils traînent un attaquant sur la route pendant cette séquence.

S’il peut continuer à produire et à garder cette bonne attitude, Matthew Peca pourrait être un bon candidat pour ce poste de 13e attaquant puisque l’équipe ne rappellera Ryan Poehling que pour le faire jouer.

Quelques jeux de Matthew Peca la semaine dernière