Le Rocket peut toujours compter sur ses unités spéciales

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Le Rocket de Laval avait tout un défi devant lui cette semaine avec un programme de trois matchs en quatre jours à la Place Bell. Le Wolf Pack de Hartford et les Marlies de Toronto étaient les visiteurs pour ces parties. Ces deux club avaient un point en commun moins agréable pour le Rocket puisque les deux n’avaient toujours pas perdu en temps réglementaire avant de se présenter à la Place Bell.

On peut dire mission accomplie pour Laval, qui est maintenant sur une séquence de quatre victoires consécutives après avoir battu les Marlies 6-5 en fusillade en début de soirée samedi. Le Rocket a maintenant une fiche de 4-0 en tirs de barrage cette saison, mais ce sont les deux buts de Charles Hudon en fin de match sur l’avantage numérique qui ont retenu l’attention. Il faut dire que sans ces deux buts, la séquence victorieuse de Laval s’arrêtait samedi puisque c’était 5-3 Toronto avec moins de sept minutes à faire au match.

Depuis le début de la saison, les unités spéciales sont clairement la force du Rocket. Avant les matchs de samedi, l’équipe avait un différentiel de +11 sur les unités spéciales, ce qui les plaçait non seulement au premier rang de la AHL, mais aussi avec une avance de 5 buts sur leurs plus proches poursuivants (le Wild de l’Iowa et les Checkers de Charlotte).

Bien évidemment, le désavantage numérique du Rocket leur donne un gros avantage à ce niveau alors qu’ils avaient marqué plus de buts (2) qu’ils en avaient accordé dans cette situation (1) avant la visite des Marlies à la Place Bell samedi. Ils leurs en ont alloué deux samedi après-midi, ce qui est les rend désormais -1 en désavantage numérique. Le premier but des Marlies était le premier à battre le désavantage numérique du Rocket en 40 occasions. Leur dernier but alloué dans cette situation datait pratiquement d’un mois (5 octobre).

En plus de ce désavantage numérique incroyable, l’attaque à cinq du Rocket fonctionne à plein régime. Avant les matchs de samedi, seulement deux clubs (le Rampage de San Antonio et les Griffins de Grand Rapids) avaient marqués plus de buts que Laval sur l’avantage numérique (10). Ils ont eu une séquence de huit matchs consécutifs avec au moins un but sur l’avantage numérique qui s’est soldé vendredi soir contre Hartford. Ils ont quand même gagné ce match 2-1 en fusillade et c’est devenu leur premier gain de l’année sans marquer un but dans cette situation de jeu.

Évidemment, cette unité est revenue en force samedi avec les deux buts de Charles Hudon, qui en a maintenant cinq cette année. C’était vraiment une question de temps pour lui comme le disait son entraîneur plus tôt cette semaine. Au moment d’écrire ces lignes, le Québécois vient au 4e rang de la AHL avec 46 tirs au but, donc il n’hésite pas à prendre sa chance avec sa nouvelle équipe.

Ce qui est encore plus encourageant pour le Rocket, c’est qu’ils ont complètement dominé une formation que certains experts voient comme la meilleure de la ligue. À 5 contre 5, Laval était clairement la meilleure équipe et on le voit en regardant les lancers tentés où le Rocket a maintenu un avantage de 71-35. C’est donc l’avantage numérique qui leur a permis de revenir dans le match, mais ils méritaient mieux que ça bien avant. C’est aussi bon de noter que celui qui a marqué ces deux buts en fin de match, Charles Hudon, a été le meilleur attaquant des siens à 5 contre 5 avec un différentiel de+5 aux chances de marquer.

Les deux buts de Charles Hudon sur les unités spéciales

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