Charles Hudon est l’un des meilleurs francs-tireurs d’avantage numérique de la AHL

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Depuis son retour à Laval, Charles Hudon a repris là où il a laissé. Celui qui avait marqué quatre buts dans ses deux matchs avant son rappel à Montréal a marqué dans ses deux premiers matchs de retour à la Place Bell. Malgré ses neuf matchs dans la LNH, Hudon est le meilleur buteur du Rocket avec 11 buts, soit trois de plus que Lukas Vejdemo qui est le deuxième dans cette catégorie à Laval.

Il vient même à égalité au 13e rang à ce chapitre dans la AHL. C’est notable parce que le seul dans la liste qui a aussi bien fait en ayant joué moins de matchs est Daniel Carr, qui a aussi 11 buts. L’ancien de l’organisation du Canadien joue maintenant pour les Admirals de Milwaukee, le club-école des Prédateurs.

Là où Charles Hudon se démarque particulièrement, c’est sur l’avantage numérique. Le #18 du Rocket est en train de devenir un spécialiste de cette facette du jeu dans la AHL puisque son tir est d’une qualité souvent supérieure aux gardiens de cette ligue.

Seulement deux joueurs ont plus de buts que lui en avantage numérique cette année (7) et ça ne prend pas en compte ses deux buts à 6 contre 5, qui le placeraient à égalité au sommet de la AHL. Encore une fois, considérant les matchs manqués parce qu’il était à Montréal, c’est tout un accomplissement.

Ça démontre certainement le talent de l’attaquant québécois et ça explique pourquoi certains croient qu’il est trop fort pour cette ligue. Ses détracteurs rappelleront toutefois qu’il n’aura pas la chance de jouer sur l’avantage numérique dans la LNH et qu’il devra trouver une façon de produire à 5 contre 5 pour se ré-établir en haut. Il y a un peu de vérité dans les deux et c’est pour ça que le parcours de ce joueur fait autant jaser.

Encore de l’adversité pour Charles Hudon

Ce qui rend tout ça encore plus impressionnant pour Hudon, c’est qu’il n’est pas à 100% présentement. Il a été aperçu en béquilles en dehors de la glace cette semaine et bien qu’officiellement, on ne parle que de blessure au bas du corps, il ne faut pas trop lire entre les lignes quand Joël Bouchard parle pour voir ce qui se passe avec Hudon.

« Je suis fier de lui, de la façon dont il répond avec une blessure en ce moment » a confié Joël Bouchard. « Il n’y avait aucun doute qu’il voulait jouer aujourd’hui. »

Il joue aussi pour une unité offensive décimée alors que cinq des 12 attaquants qui ont commencé la saison avec l’équipe n’y sont plus présentement (Barber, Varone, Poehling, Belzile et Peca). Ça ne prend pas en compte non plus Michael McCarron, qui est également sur la liste des blessés. Ça limite beaucoup le Rocket, qui se retrouve seulement avec deux joueurs qui ont commencé la saison dans son top six. Le seul qui accompagne Hudon est Jake Evans, qui a failli être retranché de l’alignement il y a un mois.

C’est clair qu’en plus d’être blessé, Hudon est dans le plan de match adverse à tous les soirs. Malgré ça, il trouve le moyen de produire alors que l’équipe compte énormément sur lui.

« On en demande beaucoup à ce trio-là » a analysé l’entraîneur-chef du Rocket. « Je considère qu’ils ont quand même livré. Ils ont eu des belles chances. L’avantage numérique n’a pas été parfait, mais on a quand même eu quelques chances. Charles, jusqu’à la fin, il a eu des chances de marquer. « 

Bref, même s’il n’a pas tout cassé lors de ses neuf matchs à Montréal en étant limité à une mention d’aide, Charles Hudon fait tout ce qu’il peut pour mériter un rappel pendant qu’il est à Laval. Son lancer dévastateur est un outil de choix se démarquer à ce niveau. En attendant que la LNH le rappelle, le Rocket lui donne le plus de responsabilités possibles pour contribuer à une attaque qui a été dévastée par les blessures.

Les moments forts du match de vendredi soir du Rocket

Le point de presse d’après-match de Joël Bouchard