Brook et Olofsson ont un rappel quotidien que la LNH n’est pas si loin

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Malgré les départs récents vers Montréal ou l’infirmerie de Jake Evans, Jesperi Kotkaniemi, Ryan Poehling, Lukas Vejdemo, Charles Hudon, Xavier Ouellet et Karl Alzner, le Rocket continue de s’accrocher à la course aux séries avec une séquence de quatre victoires en cinq matchs.

Tout le monde lève son jeu d’un cran chez le Rocket, mais parmi les principaux responsables pour cette poussée en séries, on retrouve la première paire de défenseurs de l’équipe dorénavant formée de Josh Brook et Gustav Olofsson.

Les deux jouent du hockey incroyable depuis qu’ils ont été réunis sur la même paire il y a cinq parties. Pendant cette séquence, ils ont eu un impact positif sur la possession de rondelle de l’équipe dans tous les matchs en plus de conserver un différentiel de +8 aux chances de marquer à 5 contre 5.

Ils roulent à un %Corsi de 65% pendant cette séquence, ce qui est seulement devancé par Yannick Veilleux, qui domine cette colonne pour le Rocket depuis sa venue à Laval.

Aux portes de la LNH

C’est un bon timing pour les deux de jouer de la sorte parce que le Rocket a besoin d’eux pour faire les séries, mais aussi parce qu’ils partagent un point en commun; les deux défenseurs ont un rappel quotidien qu’ils sont aux portes de la LNH.

Non seulement le partenaire le plus fréquent des deux cette saison est rendu dans la LNH (Ouellet pour Olofsson et Alzner dans le cas de Josh Brook), mais leur coloc est lui aussi avec le Canadien. En effet, Gustav Olofsson vit avec Lukas Vejdemo tandis que Josh Brook est le coloc de Jake Evans.

« Quand tu vois quelqu’un d’autre y être, tu vois que ce n’est pas si loin » a analysé Olofsson après la pratique matinale de lundi. « Ça te donne le goût d’y être toi aussi évidemment. »

Olofsson a toutefois noté que ce n’est pas seulement le rappel de Vejdemo qui lui apporte une motivation supplémentaire. « Quand tu regardes la chambre, tu vois qui peut être rappelé et ça pousse définitivement les gars parce que tu peux être le prochain. » a expliqué le défenseur suédois de 25 ans.

Tout tombe en place pour Olofsson

Après la même pratique lundi, Joël Bouchard n’a pas manqué l’occasion de vanter Gustav Olofsson. Il a notamment rappelé qu’avec ses nombreuses blessures au cours des dernières années, ça faisait longtemps que tout n’était pas tombé en place pour le #29 du Rocket.

« Olofsson, pour moi, il a élevé son jeu d’un cran depuis deux mois, vraiment, vraiment, vraiment, vraiment beaucoup » a accentué Bouchard. « Je m’assure de lui dire et il comprend. »

Le principal intéressé abondait dans le même sens, mentionnant qu’il commençait finalement à revenir à son niveau d’antan.

« J’ai connu du succès dans cette ligue il y a quelques années » a rappelé Olofsson. « Je commence à me rapprocher de mon standard, d’où je veux jouer à ce niveau afin d’avoir du succès dans la LNH aussi. En tant que défenseur, je dois être dominant dans ma zone, mais aussi en transition. Je crois que ces choses-là commencent à tomber en place. »

Encore de la broue dans le toupette pour Brook

Pour ce qui est de Josh Brook, Joël Bouchard a noté que sa confiance avait été aidé par le plus grand nombre de minutes, mais il a rappelé que c’est un jeune défenseur qui a encore besoin de temps pour se développer.

« Il a encore de la broue dans le toupette » a imagé Bouchard. « C’est normal, c’est un jeune joueur, il a 20 ans. Il se relève et il continue de pousser par en avant. On continue à lui enseigner. »

Cette image pourrait surprendre quelques amateurs, mais ce n’est pas la première fois que Bouchard l’utilise pour parler de Josh Brook. Il l’avait notamment fait quelques matchs avant de l’envoyer en attaque de façon temporaire.

Ce passage à l’attaque avait été remarqué parce qu’il avait adonné pendant la semaine de congé du Canadien, ce qui avait drastiquement augmenté l’attention médiatique autour du Rocket. Par contre, aujourd’hui, Brook est reconnaissant de cette expérience.

« J’ai aimé ça » a admis Brook. « Je traversais une période plus difficile dans la saison. Je ne jouais pas bien et je n’étais pas content avec mon jeu. Ça m’a relaxé un peu. Il m’a juste dit d’aller jouer et d’avoir du plaisir. C’est ce que j’ai fait et ça m’a permis de moins penser sur la glace par la suite. »

Quand on lui parle de son développement, le défenseur de 20 ans est aussi conscient du chemin qu’il a parcouru au cours de la saison.

« Si tu regardes mon jeu au début de la saison et maintenant, ça a beaucoup changé » a noté Brook. « Avant, j’étais partout sur la glace et maintenant, ça s’est finalement calmé. C’est devenu quelque chose où l’entraîneur sait ce qu’il aura à chaque présence et c’est le genre de joueur que je veux devenir. »

Son partenaire actuel, Gustav Olofsson, a aussi remarqué l’évolution dans son jeu. « Josh a diminué les risques dans son jeu un peu » a analysé Olofsson. « Il bouge bien la rondelle, il joue rapidement. Il reste dans ses forces, qui est principalement son coup de patin, et dans son style de jeu en patinant la tête haute. »

Bref, il y a encore du travail à faire avant que Josh Brook ait un impact à Montréal, mais en attendant, sa progression rend de précieux services au Rocket présentement. On peut dire la même chose de son partenaire Gustav Olofsson, qui revient finalement au niveau où il était avant ses nombreuses blessures.