Paul Byron revient de loin

Paul Byron revient vraiment de très loin. Il a marqué son 48e but en carrière et son 20e cette saison, hier face aux Sénateurs d’Ottawa. Celui qui a été acquis par le Canadien au ballottage au début de la campagne 2015-2016 se révèle être une merveilleuse prise par Marc Bergevin.

Hier, lors des entrevues d’après match, le #41 du Tricolore a parlé de son parcours parsemé d’embûches. Il a raconté que lorsqu’il était dans la Ligue Américaine (avec le Heat d’Abbotsford, le club-école des Flames), le DG du club lui avait proposé un contrat de 20,000$ et qu’on lui avait dit d’accepter cette offre ou de partir.

Le point tournant de sa carrière a eu lieu à l’été 2014 : il a failli partir en Europe, avec le Genève-Servette en Suisse. Néanmoins, c’est son coach Troy Ward qui l’a convaincu de rester en Amérique du Nord. Il lui a dit qu’il aller le faire jouer beaucoup. Le coach du Heat de l’époque lui a conseillé de ne pas trop s’occuper des Flames et que 29 autres équipes le regardaient. Si on ne lui donne pas sa chance à Calgary, il en aura une autre ailleurs dans la LNH. Paul Byron a ensuite confié qu’il était sur le point de signer à Moscou dans la KHL, le club d’Alexander Radulov. Par contre, la chute du rouble l’a empêché de se rendre de l’autre côté de l’Atlantique.

Au final, le petit attaquant du Canadien est maintenant une arme offensive importante pour son équipe. C’est le deuxième meilleur buteur de Montréal derrière Max Pacioretty, qui a 33 buts. On l’a vu exploser et son potentiel a été mis en évidence depuis maintenant 2 ans. Ce qui est assez impressionnant, c’est que le joueur originaire d’Ottawa n’a pas eu autant de temps de jeu que ses plus talentueux coéquipiers en plus d’avoir passé très peu de temps en avantage numérique. Son contrat de 3 ans d’une valeur de 1.1 M$ annuellement est l’un des contrats les plus rentables dans la LNH.