La Suède est mon pari pour le championnat mondial junior

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On est seulement à quelques jours d’un de mes tournois préférés dans l’année, le championnat mondial junior. C’est une compétition qui offre du jeu relevé à chaque fois et en alignant les meilleurs joueurs junior, on se retrouve avec un jeu qui est près de la qualité de la LNH, mais qui est aussi excitant qu’un match de junior parce que contrairement aux pros, les jeunes sont encore capables de faire des erreurs.

Comme c’est mon tournoi préféré et que j’adore parier sur le hockey, cette compétition est toujours sur mon radar à ce niveau. Toutefois, malheureusement (pour cette passion du pari et rien d’autre), je vais être en dehors du pays lors du championnat mondial junior, ce qui veut dire que je ne pourrai pas profiter des services de Mise-O-Jeu. Ceci étant dit, rien ne m’empêche de prendre une chance avant de partir et de la partager avec toi pour t’aider avec tes factures de carte de crédit de janvier.

Voici donc mon pari : 

Je ne sais pas si la Suède a le meilleur alignement pour ce tournoi, mais ils ont certainement la cote qui m’a le plus accroché. Selon moi, la qualité de leur équipe n’est pas bien loin de celle de l’équipe canadienne et les Américains ne sont certainement pas imbattables. Ces derniers ont la meilleure équipe, mais ils ont aussi des points d’interrogation à la défense ainsi que devant le filet. Lorsqu’on ajoute ça à la pression qui vient avec un tournoi à la maison, je ne suis pas vraiment confortable de mettre mon argent sur leur statut clair de favori même s’il est mérité.

Bien évidemment, le Canada est toujours aussi tentant dans cette compétition, particulièrement quand ils ont le meilleur gardien de la compétition en Carter Hart, mais ultimement, leur force de frappe offensive reste suspecte et dans un groupe aussi compliqué que le leur (avec la Finlande et les États-Unis), ça pourrait leur jouer des tours. Je ne dis pas que leur équipe n’a pas de chances de gagner, bien au contraire, mais Mise-O-Jeu sait que c’est l’équipe que l’on veut supporter et disons que ce n’est pas très bon pour leur cote.

D’ailleurs, la Finlande va représenter un pari intéressant au cours de cette compétition parce qu’ils ont une tonne de joueurs choisis tôt au repêchage (Tolvanen, Heiskanen, Heponiemi, Kuokkanen, Ikonen, Vesalainen, Juolevi, Jokiharju et Vaakanainen), mais je ne sais pas si je fais suffisamment confiance à leurs gardiens pour aller à la guerre avec eux. Ce sera une autre histoire l’an prochain et si j’étais au Québec, je les aurais pris à quelques reprises au cours du calendrier préparatoire, mais je ne pense pas que j’y crois suffisamment pour gagner le tournoi.

Pour ce qui est de la Russie, c’est une équipe semblable à l’habitude, donc il va se marquer en masse de buts, mais on peut se demander qui va jouer en défense. Ceci étant dit, c’est bon de mentionner qu’ils ont la plus longue séquence active de médailles dans ce tournoi alors qu’ils n’ont pas terminé en dehors du podium depuis 2010. Même si leur dernière médaille d’or remonte à 2011, c’est toujours une équipe qu’il faut surveiller.

C’est ce qui nous amène aux Suédois. Incroyablement, l’équipe n’a pas gagné de médaille depuis 2014. En fait, depuis ce temps-là, ils ont perdu trois matchs de la médaille de bronze consécutivement. Le tournoi de cette année pourrait toutefois être leur chance de retourner sur le podium et même sur la première marche. Ils ont toutes les conditions nécessaires pour le faire puisque leur alignement est l’un des meilleurs de la compétition et qu’ils sont dans le groupe le plus faible où la Russie est la seule vraie menace pour la première place. C’est crucial puisqu’une première place va permettre à l’équipe d’éviter la première et la troisième place de l’autre groupe jusqu’en finale.

Lorsqu’on regarde l’alignement, on voit qu’ils ont le club pour finir premier. C’est une équipe qui n’a jamais eu de problème à la ligne bleue et ce ne sera pas le cas cette année non plus avec le futur premier choix, Rasmus Dahlin. À ça, on ajoute Timothy Liljegren, Erik Brannstrom et Jacob Morevare pour former ce qui sera l’un des meilleurs sinon le meilleur top quatre de la compétition.

Devant le filet, on pourrait assister à une bonne compétition entre Filip Gustavsson, qui a déjà de l’expérience dans cette compétition, et Filip Larsson, qui domine la USHL cette saison. Derrière leur grosse défense, ils devraient faire la job.

Jusque-là, ce n’est rien qui sort de l’ordinaire pour la Suède, mais cette édition se démarque surtout à l’attaque où leur force de frappe est exceptionnelle. Alexander Nylander connait certains ralentissements dans son développement, mais le fait qu’il soit disponible pour cette compétition est un cadeau du ciel pour la Suède. Aucun joueur n’avait obtenu plus de point que lui dans le tournoi l’an passé et même s’il ne progresse pas autant que les Sabres l’auraient aimé, on peut imaginer ce qu’il sera en mesure de faire avec un an de plus derrière les épaulettes.

La beauté de la chose, c’est qu’il ne sera pas la seule vedette de cette attaque. Elias Pettersson est en train de connaître l’une des meilleures saisons de l’histoire pour un Suédois de son âge et Jesper Boqvist pourra le suivre à ce niveau tandis que Lias Andersson va être crucial dans un rôle défensif en plus d’être capable de s’inscrire sur la feuille de pointage. Ce n’est pas l’attaque la plus profonde du tournoi, mais ils ont les vedettes pour suivre les gros canons et avec cette cote, c’est une chance que je vais prendre avec plaisir.