Les meilleurs et pires différentiels de la décennie dans la LNH

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Crédit photo - NHL.com

Je vous avertis d’entrée de jeu, ce palmarès risque de faire mal, très mal aux partisans du Canadien.

Hier, je vous présentais les meilleurs et pires différentiels des joueurs du CH au cours des dix dernières saisons.

Aujourd’hui, je fais le même exercice, mais à la grandeur de la LNH.

Et disons que les plus grands rivaux du tricolore sont assez bien représentés dans ce palmarès.

En effet, les trois meilleurs différentiels appartiennent à des joueurs des Bruins de Boston. Le quatrième meilleur joueur risque aussi d’en faire pleurer plusieurs à Montréal. En revanche, un joueur du CH se retrouve dans le top 5 des pires différentiels.

 

Les 5 meilleurs différentiels

1- Zdeno Chara | +198

Et oui, le capitaine des Bruins est celui qui a cumulé le meilleur différentiel au cours des dix dernières saisons.

Durant la dernière décennie, le défenseur format géant n’a jamais terminé une campagne avec une fiche négative. Sa pire saison est survenue en 2014-2015 alors qu’il avait conclu la campagne avec un différentiel de 0.

Il a dépassé le +30 à deux reprises et le +20 cinq fois au cours des dix précédentes campagnes.

 

2- Brad Marchand | +196

Son coéquipier Brad Marchand n’arrive pas très loin. La petite peste des Bruins n’a lui non plus jamais terminé une campagne sous la barre du 0, depuis sa saison recrue en 2009-2010 (cumulatif de -3 en 20 matchs).

En fait, sa pire fiche en carrière au cours d’une saison complète est le +5 qu’il a cumulé en 2014-2015.

Brad Marchand a dépasser le +20 six fois au cours des dix dernières saisons. Son meilleur résultat est le différentiel de +36 avec lequel il a terminé en 2013-2014.

 

3- Patrice Bergeron | +194

Et qui d’autre que Patrice Bergeron pour compléter le top 3! Le joueur de centre est toujours rester dans le positif depuis sa saison de -28 en 2006-2007. L’attaquant québécois a terminé avec +20 ou plus six fois au cours des dix dernières saisons.

En 2013-2014, il a atteint un sommet personnel de +38. Deux saisons plus tôt, Bergeron avait cumulé une fiche de +36.

Mention honorable aussi à son rendement de +24 en seulement 42 rencontres lors de la saison écourtée de 2012-2013.

 

4- Ryan McDonagh | +180

Qu’est-ce qui est pire que trois joueurs des Bruins en tête du palmarès ? Un 4e rang occupé par le défenseur que le Canadien a gaspillé en l’échangeant aux Rangers contre Scott Gomez.

Que ce soit chez les Rangers ou le Lightning, Ryan McDonagh a terminé chacune de ses saisons dans la LNH avec un différentiel positif.

En neuf campagnes, sa meilleure fiche est le +38 cumulé l’an dernier. En plus de ce sommet personnel, McDonagh a conclu quatre campagnes avec une fiche d’au moins +20.

 

5- Jonathan Toews | +172

Finalement, c’est le Franco-Manitobain Jonathan Toews qui termine ce top 5.

Le capitaine des Blackhawks a connu cinq saisons de plus de +20 au cours des dix dernières années.

La seule fois qu’il terminé sous la barre du 0, c’était en 2017-2018 alors qu’il avait cumulé une fiche de -1.

Il faut toutefois avouer que son rendement a grandement baisser depuis trois saisons. Avant 2016-2017, Toews n’avait jamais conclu une campagne avec un différentiel de moins que +11.

Lors des trois dernières saisons, l’attaquant des Hawks a enchaîné des fiches de +7, -1 et +2.

 

Les 5 pires différentiels

1- Rasmus Ristolainen | -143

Être le défenseur numéro 1 des Sabres, ça n’aide pas à avoir un bon différentiel. Parlez-en à Rasmus Ristolainen. Le Finlandais a beau avoir débuté dans la LNH en 2013-2014, il est de loin celui qui a cumulé le pire différentiel au cours des dix dernières années.

Ristolainen a réussi «l’exploit» en seulement 424 matchs. Tous les autres joueurs du bottom 5 ont joué au moins 559 matchs durant la dernière décennie.

À ce jour, le défenseur des Sabres n’a jamais terminé une saison avec un différentiel positif.

L’an dernier, il a connu sa pire campagne avec une fiche de -41. À cela s’ajoutent son -32 de 2014-2015, son -25 de 2017-2018 et son -21 de 2015-2016.

Finalement sa moins pire saison, c’est celle de 2016-2017 qu’il a conclue avec une fiche de -9. Jusqu’à présente cette saison, Ristolainen est demeuré dans les positifs. Sera-t-il en mesure de terminer au-dessus de 0 pour la première fois de sa carrière? À suivre…

 

2- Kyle Okposo | -107

Un autre membre des Sabres figure au deuxième rang. Il faut toutefois préciser que Kyle Okposo a joué sept saisons sur les dix dernières avec les Islanders. Durant cette période à New York, l’attaquant a connu des campagnes de -22 (2009-2010) et de -15 (2011-2012).

Son meilleur résultat en carrière demeure son +3 récolté en 2010-2011.

Et disons que ça ne s’est pas amélioré lorsqu’il a signé avec les Sabres en 2016. Kyle Okposo a de loin connu sa pire saison en 2017-2018, alors qu’il avait terminé avec une fiche de -34.

Au final, son cumulatif de -107 au cours des dix dernières saisons a été réalisé sur un total de 674 matchs, soit 250 de plus que Ristolainen.

Okposo est le seul attaquant parmi les cinq pires différentiels de la dernière décennie.

 

3- Jeff Petry | -106

Et voilà le coup de grâce pour les fans du CH!

Le tricolore a un représentant au troisième rang des pires différentiels de la LNH entre 2009-2010 et 2018-2019.

Il est vrai que jusqu’en 2015, Jeff Petry évoluait pour les Oilers. Il a d’ailleurs cumulé des campagnes de -22 et -25 en 2013-2014 et 2014-2015, avant d’être échangé à Montréal.

C’est néanmoins avec le Canadien qu’il a connu sa pire saison. En 2017-2018, le défenseur américain a conclu l’année avec -30. Son meilleur résultat en carrière est survenu en 2016-2016, alors qu’il avait terminé avec une fiche de +3. La seule autre fois qu’il a conclu avec un différentiel positif, c’était en 2012-2013. Jeff Petry avait cumulé une fiche de +1.

 

4- Justin Faulk | -100

Arrivé dans la LNH en 2011-2012, Justin Faulk a connu la période sombre des Hurricanes. Le défenseur américain a atteint le plateau des 15 buts à trois reprises, mais a aussi cumulé un différentiel de -16 ou pire à cinq reprises.

Son pire résultat en carrière? Son -26 récolté en 2017-2018.

L’an dernier, Faulk a connu sa meilleure campagne alors qu’il avait conclu l’année avec une fiche de +9.

Le 24 septembre dernier, le défenseur de 27 ans a été échangé aux Blues. On lui souhaite que son différentiel en carrière s’améliore avec les champions en titre de la Coupe Stanley.

 

5- Zach Bogosian | -98

Un autre membre des Sabres figure parmi les cinq pires différentiels. Zach Bogosian évolue à Buffalo depuis février 2015. Avant ça, il a disputé quatre saisons avec les Jets et trois autres avec les Thrashers.

Les saisons 2009-2010 et 2010-2011 ont été ses deux pires en carrière. Bogosian a cumulé des fiches de -18 et -27 durant ces campagnes.

Ça s’est amélioré lorsque l’équipe a déménagé à Winnipeg. Le défenseur américain a même atteint un différentiel de +3 en 2013-2014. Il s’agit de son meilleur résultat au cours de la dernière décennie.

À Buffalo, il a enchaîné avec des saisons de -7, -11, -17, -9 et -5.

En bref, ce n’est pas terrible, mais pas catastrophique non plus.

Le plus triste dans tout ça, c’est qu’après 11 saisons dans la LNH, Zach Bogosian n’a toujours pas participé aux séries éliminatoires.

 

De grandes déceptions

Zach Bogosian est l’exemple parfait d’un joueur repêché très tôt qui n’a jamais livré la marchandise. Troisième choix au total en 2008, le défenseur n’a pas connu la carrière à laquelle s’attendait les Thrashers lorsqu’ils l’ont sélectionné.

Bogosian n’est toutefois pas le seul joueur de ce bottom 5 à avoir été un choix hâtif de première ronde. En effet, Kyle Okposo avait été réclamé au 7e rang par les Islanders en 2006.

Rasmus Ristolainen a quant a lui été repêché au 8e échelon en 2013.

Les deux autres (Petry et Faulk) ont été sélectionné en deuxième ronde.

Autre fait intéressant: quatre joueurs parmi les cinq pires différentiels sont américains. L’autre est finlandais.

C’est donc un point pour le Canada qui n’a aucun représentant parmi ce palmarès peu glorieux.

En contrepartie, trois des cinq joueurs du top 5 (Marchand, Bergeron et Toews) sont canadiens.