Les bonus de signature seront versés comme prévu

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Normalement, le 1er juillet rime avec les agents libres dans la LNH, mais avec la COVID-19, ça a été repoussé cette année. Ça ne veut toutefois pas dire que tout ce qui se passe habituellement dans la LNH le 1er juillet a été repoussé.

Dans les négociations de convention collective et de retour au jeu, les propriétaires tentaient de repousser le versement des bonus de signatures qui sont majoritairement payés le 1er juillet (ou dans les jours suivants selon les délais bancaires causés par les fêtes nationales au Canada et aux États-Unis). Selon Bob McKenzie, ils n’ont pas réussi et ils devront faire le versement à la date habituelle.

C’est majeur parce que la saison 2020-21 en était une possiblement affectée par un arrêt de travail, ce qui veut dire que plusieurs jours étoiles avaient protégé leur salaire avec des bonus de signature massifs. En fait, c’est 12% des salaires de la saison 2020-21 qui seront distribués le 1er juillet.

Par exemple, pour le Canadien on parle de 17,155 M$ versés à Drouin, Tatar, Gallagher, Lehkonen, Petry, Chiarot, Alzner, Price et Lindgren. Il faut ajouter à ça plus de 1,2 M$ aux espoirs du club dont le contrat comprend un bonus de signature (Kotkaniemi, Poehling, Teasdale, Verbeek, Alain, Pezzetta, Hillis, Khisamutdinov, Ylonen, Leskinen, Brook, Fleury, Romanov, Primeau et Demchenko). Bref, c’est toute une facture pour Geoff Molson.

C’est bon de savoir qu’il n’y a pas d’escrow de retenu sur ces salaires. Le montant est donc versé complètement et l’impact (qui est prévu à 20% pour la saison 20-21) est retenu du reste des salaires au cours de la saison. Certains devront même renvoyer de l’argent aux propriétaires parce qu’ils ne feront pas assez d’argent pendant la saison pour couvrir l’escrow dû dans le système.

On pourrait croire que ça va aider les propriétaires à payer cette facture, mais dans un monde où la liquidité peut parfois être plus difficile à obtenir, ce ne sera pas une journée plaisante pour les propriétaires. On pense notamment à Tom Dundon, qui a horreur de ces clauses, mais qui devra envoyer 9,87 M$ à Sebastian Aho à cause de Marc Bergevin.

Ceci étant dit, ce n’est pas le signe le plus encourageant pour les négociations entre les joueurs et les propriétaires pour la prolongation de la convention collective et ainsi, le retour au jeu. On peut croire que si tout avait été ficelé à ce moment-ci, il y aurait eu moyen de s’entendre là-dessus.

Les plus optimistes se diront toutefois que c’est un signe que les joueurs savent qu’ils ont un fort pouvoir de négociation et qu’ils s’en sont servis dans ce dossier. On va espérer que ce soit ça et non un signe de négociations tendues dans un futur rapproché.

Les plus gros bonus de signature

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