Le premier choix des Coyotes impliqué dans une histoire de racisme et d’intimidation

LNH
Crédit photo - La famille Meyer-Crothers

Le repêchage 2020 des Coyotes était déjà compliqué. Une sanction de la LNH leur avait enlevé leur choix de deuxième ronde, ce qui faisait en sorte qu’ils n’avaient pas de sélections avant le quatrième tour. Avec leur premier choix, au 111e choix, ils ont sélectionné Mitchell Miller, dont le passé est assez troublant.

À 14 ans, Miller a plaidé coupable à un acte d’intimidation envers un camarade de classe noir qui avait des problèmes de développement faisant en sorte qu’il accusait un retard de quatre ans par rapport à son âge biologique.

Miller aurait notamment proféré des insultes racistes à Isaiah Meyer-Crothers, que l’on voit ci-dessous avec ses parents, en plus de lui faire manger un bonbon qui avait été placé dans un urinoir auparavant. À cause de ce geste, Isaiah Meyer-Crothers a dû subir des tests de dépistage pour plusieurs ITSS, qui se sont heureusement tous avérés négatifs.

Il aurait aussi battu Meyer-Crothers en lui frappant la tête contre un mur de brique. Cette dernière partie a été captée par une caméra de surveillance et c’est afin d’éviter que ça devienne publique que Miller et son partenaire ont plaidé coupable selon la famille de la victime.

Bref, il était un intimidateur assez violent et vicieux. Il avait dû faire 25 heures d’aide communautaire en plus d’écrire une lettre d’excuse. Par contre, à l’exception de cette lettre, la famille Meyer-Crothers a dit que le choix des Coyotes ne s’est jamais excusé contrairement au jeune qui l’accompagnait lors de ces incidents. Ce dernier s’est excusé en pleurs personnellement à Isaiah Meyer-Crothers.

C’est d’ailleurs ce manque de remord apparent de la part de Mitchell Miller qui a encore plus dérangé la famille Meyer-Crothers. Selon un autre analyste qui a fouillé ce dossier avant le repêchage, plusieurs équipes n’ont pas été impressionnées par les explications de Miller dans ce dossier.

Certains voudront excuser ces gestes puisqu’il n’avait que 14 ans, mais comme on parle de jeunes de 18 ans, ce sont des événements qui sont survenus en 2016. On peut certainement espérer que Miller a appris de ces incidents, mais en lisant la réaction de la famille victimisée ou des équipes lui ayant parlé, on peut en douter.

D’ailleurs, même en prenant l’âge en compte, ce sont des incidents extrêmement difficiles à pardonner. Ils témoignent d’une méchanceté sans nom et ils ne seront pas défendus en aucun temps par l’auteur de ces lignes.

On peut débattre de l’importance de repêcher des Québécois pour le Canadien de Montréal, mais personnellement, je trouve pas mal plus important d’éviter des espoirs avec ce genre de passé trouble même si on parle de jeune homme.