La série Bruins-Blues est en fait un duel Canada-USA

LNH
Crédit photo - NHL.com

Pour plusieurs Québécois, il est difficile de prendre position dans la finale de la Coupe Stanley. Si certains aiment les Bruins, d’autres les détestent à s’en confesser.

D’un autre côté, l’attachement envers les Blues est plutôt faible au Québec. Il est donc difficile de se ranger derrière St-Louis, malgré la belle histoire de la formation depuis le début de 2019. L’émergence du jeune gardien Jordan Binnington et l’utilisation de la chanson Gloria sont des facteurs qui peuvent convaincre les partisans d’ici de prendre pour les Blues.

 

Une finale Canada-USA?

Pour vous aider à trancher, vous pourriez aussi considérer que la finale de la Coupe Stanley 2019 est ni plus ni moins qu’un duel entre le Canada et les États-Unis.

En effet, les Bruins constituent la formation ayant aligné le plus de joueurs américains cette saison (18). 13 d’entre eux ont disputé au moins un match éliminatoire ce printemps.

À St-Louis, on a en contrepartie l’équipe de la LNH ayant utilisé le plus grand nombre de joueurs canadiens cette saison (21). 15 d’entre eux ont joué durant les présentes séries.

 

L’apport des joueurs canadiens et américains

Il faut toutefois nuancer que malgré le faible nombre de Canadiens chez les Bruins, ceux-ci ont un apport marqué sur les performances de l’équipe depuis le début des séries.

Les quatre joueurs canadiens ont récolté 46 points ce printemps. Alors que les 13 Américains du club en ont obtenu 65 points. Parmi les 4 meilleurs pointeurs des Bruins en séries, on retrouve deux Canadiens (Marchand et Bergeron) et deux Tchèques (Pastrnak et Krejci). Il faut attendre le 5e rang avant d’y voir un Américain.

Chez les Blues, les 15 joueurs canadiens ont obtenu 122 points, tandis que les deux Américains de la formation ont totalisé 7 points. Le meilleur pointeur de l’équipe (Jaden Schwartz) est canadien, tout comme 7 des 8 joueurs des Blues ayant cumulé le plus de points en séries cette année.

Ajouter à ça les performances du gardien Jordan Binnington, qui est canadien.

Au final, les succès des deux équipes dépendent proportionnellement plus des joueurs canadiens que de ceux nés aux États-Unis.