Jesperi Kotkaniemi se plait à la Place Bell

LNH
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Lors de sa première saison avec le Canadien, l’écart entre la performance de Jesperi Kotkaniemi au Centre Bell et sur la route faisait beaucoup jaser. Ses 11 buts lors de sa saison recrue avaient été inscrits à la maison et il a dû patienter au premier match de la saison 2019-20 pour marquer son premier en carrière sur la route.

Il n’a joué que huit matchs à Laval, donc c’est un très petit échantillon, mais on commence à voir une tendance similaire faire surface avec le Rocket pour Jesperi Kotkaniemi.

Dans la défaite de 5-4 du Rocket mercredi soir, le #45 a ajouté deux autres mentions d’aide à sa fiche (la deuxième était particulièrement solide). Ça lui fait maintenant six points en trois matchs à la Place Bell alors qu’il avait été limité à trois pendant le voyage de cinq matchs.

Même si c’est un échantillon minime, la différence est claire. En plus d’avoir obtenu le double des points à la Place Bell que sur la route, Jesperi Kotkaniemi y a beaucoup mieux fait à 5 contre 5.

Lorsqu’on regarde, le %Corsi, on voit une différence de près de 3,5%, mais c’est surtout au différentiel des chances de marquer où l’écart est notable. En cinq matchs sur la route, Kotkaniemi est -2 tandis qu’à la maison, il est +9 en seulement trois parties. Charles Hudon (+10) est le seul attaquant à avoir fait mieux pendant ces parties.

Après la partie de mercredi, Joël Bouchard avait sa petite théorie sur ce phénomène. « Ça a été un voyage difficile » a rappelé l’entraîneur-chef du Rocket. Ça a été éprouvant pour les gars. Je pense qu’aujourd’hui, il est venu avec une bonne énergie. Ils ont provoqué beaucoup d’offensive dès le début du match. »

C’est clair que ce n’était pas le moment idéal de produire pour Kotkaniemi sur la route alors que l’équipe perdait tous ses matchs, mais ce n’est pas le seul facteur qui explique cette différence.

Avec le dernier changement, Joël Bouchard peut éloigner son premier trio (Evans-Hudon-Kotkaniemi) des gros éléments adverses parce que sur la route, ils sont surveillés de près.

Il faut dire que tant que les Varone, Barber, Peca et Poehling ne se réveilleront pas offensivement, l’adversaire peut se concentrer sur le premier trio du Rocket. Ça a fait en sorte que Jesperi Kotkaniemi a reçu pas mal plus d’attention dans le plan de match de l’adversaire que lorsqu’il est dans la LNH.

Lorsqu’on ajoute ce dernier changement au fait qu’à cause du facteur humain, le Rocket va avoir plus de chances de faire des dommages sur l’avantage numérique à Laval, on peut comprendre pourquoi c’est plus facile de produire à la maison.

Le principal intéressé a parlé d’un autre facteur à prendre en considération. « Je crois que les deux équipes ont des partisans incroyables » a expliqué Jesperi Kotkaniemi en parlant du Canadien et du Rocket. « L’édifice est bruyant à chaque soir quand on joue ici. Ça apporte beaucoup d’énergie. »

Malgré cet écart, ce qu’il faut retenir, c’est que Jesperi Kotkaniemi fait vraiment bien à Laval. Son %Corsi laisse entrevoir de belles choses et quand il peut être éloigné des meilleurs éléments adverses, son talent offensif ressort.

D’ailleurs, sa production est très solide. Parmi les joueurs qui ont participé à au moins huit matchs cette année dans la AHL, seulement huit gars ont maintenu une meilleure moyenne de points par match (1,13) que Jesperi Kotkaniemi.

Tout ça nous rappelle que c’est un talent spécial que le Rocket développe présentement. Cet écart est simplement un autre rappel qu’il a encore besoin d’apprendre et c’est pour ça qu’il est à Laval.

Jesperi Kotkaniemi est en train d’apprendre à devenir un centre numéro 1 à Laval et ça inclut l’attention particulière que l’adversaire peut apporter quand ils ont le dernier changement.

Les highlights du match de mercredi soir

Le point de presse d’après-match de Jesperi Kotkaniemi

Celui de Joël Bouchard