Les Golden Knights préparent leur série contre les Jets depuis février

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Après le niveau de jeu que l’on vient de voir entre les Jets et les Prédateurs, ce sera difficile pour la troisième ronde de suivre la cadence dans l’Ouest. Ceci étant dit, on risque de voir une plus belle rivalité que ce que l’on pourrait croire au premier coup d’œil entre les Golden Knights de Vegas et les Jets de Winnipeg.

Du moins, il doit y avoir une bonne rivalité au niveau des dirigeants de ces deux formations puisque George McPhee a fait tout un coup à Kevin Cheveldayoff quelques jours avant la date limite des échanges. Les Jets étaient alors à la recherche d’un centre et leur cible principale était Derick Brassard des Sénateurs.

Or, avec l’aide des Golden Knights, qui ont retenu 40% de son salaire pour le faire entrer sous le plafond salarial des Penguins, il s’est retrouvé à Pittsburgh. Pour compenser ce rôle capital dans cet échange, qui avait tout d’abord été refusé par la ligue, Vegas n’avait reçu que Ryan Reaves, qui a joué un match en séries jusqu’à maintenant, et un choix de quatrième ronde.

Lorsque l’échange s’est complété, il y avait beaucoup de confusion à cause du refus de la LNH, ce qui est assez rare. Par contre, lorsque la poussière est retombée, la confusion est restée alors que plusieurs se sont demandés pourquoi Vegas avait fait ça. Après tout, c’était un bien faible retour pour s’immiscer dans un échange de la sorte et c’est cher payé pour un choix de quatrième tour ainsi qu’un goon.

C’est John Shannon qui a lancé l’information qui avait le plus de sens à ce niveau. Selon l’analyste de Sportsnet, Brassard se dirigeait vers Winnipeg et c’est à ce moment-là que George McPhee est intervenu pour s’assurer qu’il ait à Pittsburgh à la place. La philosophie derrière ça était que c’était mieux d’affronter Brassard en finale de la Coupe Stanley au lieu de plus tôt dans les séries.

Si c’est bel et bien ce qui s’est passé, c’est un geste brillant de George McPhee. On blâme souvent les dirigeants de la ligue de manquer de créativité et dans ce cas-ci, le DG de Vegas aurait profité de sa rare marge de manœuvre sous le plafond pour se simplifier la route vers la Coupe Stanley. C’est tout simplement génial, d’autant plus que ses craintes envers Winnipeg étaient justifiées puisqu’ils se croisent maintenant en finale de l’Ouest.

La seule faille dans le plan de Vegas, c’est que Cheveldayoff a eu le temps de se trouver un plan B et ça en était tout un. Il s’agit de Paul Stastny, qui a levé sa clause de non-échange pour se rendre à Winnipeg. C’est aussi grâce à lui que les Jets ont passé jeudi soir puisqu’il a été magistral avec deux buts et une passe.

Après une saison qui va certainement se terminer en film, ce serait poétique que Stastny soit celui qui élimine Vegas. Si c’est le scénario inverse, on ajoute quand même à l’histoire des Golden Knights parce que le geste machiavélique de leur DG leur aurait permis de s’avancer en finale de la Coupe. Ce chapitre du livre s’écrira sous nos yeux dans les deux prochaines semaines.