L’échange Weber-Subban pourrait faire très mal aux Predators

Sur le plan hockey, il est plutôt clair que les Predators ont remporté haut la main l’échange Subban-Weber. Le style de jeu, les performances et l’âge de P.K. sont très avantageuses par rapport à Shea Weber.

 

Pénaliser les longs contrats

Néanmoins, il y a un élément qu’on oublie et qui pourrait désavantager énormément Nashville. Il s’agit de l’aspect financier, plus particulièrement le plafond salarial. Lorsque la LNH a changé les règles pour empêcher les équipes d’accorder des contrats de plus de 8 saisons, elle a aussi fait en sorte de pénaliser les formations qui avaient fait signer à certains joueurs des ententes à très long terme en accordant des montants dérisoires en fin de contrat, afin de réduire l’impact sous le plafond  salarial. Si le joueur se rend jusqu’au bout de son contrat, aucune pénalité n’est imposée, mais s’il prend sa retraite avant la fin de l’entente, son équipe s’expose à une pénalité qui peut atteindre un montant assez imposant.

Un échange qui pourrait coûter cher aux Preds

C’est le cas du contrat de Shea Weber. En raison d’une offre hostile des Flyers, David Poile a dû consentir au défenseur une entente de 110 millions répartis sur 14 saisons. Il avait distribué les sommes afin que Weber touche davantage d’argent lors des premières saisons du contrat et que son salaire véritable. Voici comment s’articule son contrat au niveau du salaire réel.

2012-2013 : 14 M$
2013-2014 : 14 M$
2014-2015 : 14 M$
2015-2016 : 14 M$
2016-2017 : 12 M$
2017-2018 : 12 M$
2018-2019 : 6 M$
2019-2020 : 6 M$
2020-2021 : 6 M$
2021-2022 : 6 M$
2022-2023 : 3 M$
2023-2024 : 1 M$
2024-2025 : 1 M$
2025-2026 : 1 M$

Une retraite qui pourrait faire mal

Or, pendant toute la durée de son contrat, l’impact sur le plafond salarial est de 7,857 M$. Ce qui fait en sorte que jusqu’à cette année, Shea Weber touchait pas mal plus d’argent que ce que son contrat a comme impact sur la masse salariale de son équipe. Dès la prochaine saison, il fera moins d’argent que la valeur de son salaire sur la masse salariale du CH. Or, puisque c’est Nashville qui a profité des saisons à 14 millions vs 7,9 millions, c’est Nashville qui se verra imposer une pénalité de cap salarial si Weber prend sa retraite avant la fin de son contrat. Puisque l’entente l’amènerait à jouer jusqu’à l’âge de 40 ans, on peut facilement penser que Weber ne se rendra pas jusqu’au bout de son contrat.

Pour imposer une pénalité, la LNH calcule l’avantage que l’équipe a tiré de l’entente (salaire réel – impact sur la masse salariale) et le divise par le nombre de saisons restantes au contrat pour en dégager une pénalité salariale. En gros, plus Shea Weber prend sa retraite tard, plus ça va pénaliser les Preds.

Une pénalité qui augmente à chaque année

Du côté de Montréal, à moins que Weber prenne sa retraire à la fin de la prochaine saison, il n’y aura aucun impact sur la masse salariale. Par contre, voici les pénalités qui pourraient être imposées aux Predators selon l’année à laquelle Weber décidera de se retirer.

2019-2020 : 3,5 M$
2020-2021 : 4,1 M$
2021-2022 : 4,9 M$
2022-2023 : 6,1 M$
2023-2024 : 8,2 M$
2024-2025 : 12,3 M$
2025-2026 : 24,6 M$

On parle donc d’un scénario catastrophe pour Nashville si Shea Weber décide d’accrocher ses patins entre l’âge de 37 et 40 ans, ce qui est plus que probable. Imaginez: si Weber décide de cesser de joueur avant la saison 2025-2026, les Predators auront une pénalité de plus de 24 millions ! Pour vous donner une idée, la brigade défensive des Predators coûte actuellement 24,1 millions sur la masse salariale.

Via SBNation et Capgeek