La NWHL veut s’installer à Montréal et Toronto avant la prochaine saison

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Après la triste nouvelle de la fin de la ligue canadienne de hockey féminin en fin de semaine, l’autre ligue nord-américaine, la NWHL, semble vouloir se positionner comme sauveur. C’était un peu prévisible, mais ce serait quand même une excellente nouvelle pour les fans de hockey féminin qui venait de perdre leur chance de voir quelques-unes des meilleures joueuses au monde.

Dans un entretien avec les médias, la commissaire de la NWHL, Dani Rylan, a déclaré que la ligue s’attend à s’installer à Montréal et à Toronto avant la prochaine saison. Elle a ajouté qu’elle parlera aux gens déjà en place pour bien organiser le tout, mais ça augmentera le nombre de matchs joués dans cette ligue. L’an passé, avec cinq équipes, ils ont joué 16 parties, soit quatre contre chaque équipe. Ça restera à quatre affrontements pour tout le monde, mais avec deux clubs de plus, ça monterait à 24 matchs.

Dans cette rencontre, Rylan a aussi dit que la LNH avait augmenté son support envers la NWHL. Il ne faut toutefois pas partir en peur puisque selon Pierre LeBrun, au lieu de payer 50 000$ à la NWHL et un autre 50 000$ à la CWHL, la LNH donnera maintenant le 100 000$ à la NWHL. Malgré ça, Rylan a dit qu’elle s’attend à voir les salaires des joueuses augmenter l’an prochain. Cette saison, chaque équipe avait justement un plafond salarial de 100 000$ et la joueuse la moins bien payée avait un salaire de 2500$.

La commissaire attribue notamment cet optimisme à la possibilité d’attirer de nouveaux commanditaires. Selon elle, avec deux ligues, les compagnies ne savaient pas avec laquelle investir. Maintenant, ce sera plus clair et ils pourront aller chercher plus d’argent.

C’est évidemment une bonne nouvelle pour le sport, mais la vérité, c’est qu’elles auront encore besoin de plus d’argent pour fonctionner. La fermeture de l’autre ligue ouvre la porte pour la NWHL, mais elle leur enlève aussi leur marge de manœuvre parce qu’elle ne peut pas s’effondrer sans quoi les joueuses n’auront plus d’option en Amérique du Nord après leur parcours universitaire. Il y a aussi pas mal de chemin à faire même si les intentions initiales semblent bonnes.