Est-ce que l’argent prend trop de place dans la LNH?

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Crédit photo - Hockey Herald

Voilà plus qu’un mois que la saison de la LNH est terminée. Pourtant, on parle encore beaucoup de hockey, en particulier depuis les trois dernières semaines.

Il y a eu le repêchage, puis l’ouverture du marché des agents libres, l’offre hostile du CH, etc. En gros, les amateurs de hockey ne manquent pas de sujets de discussion, même si le dernier match de la saison 2018-2019 est loin et que le début des activités de la prochaine campagne n’est pas pour tout de suite.

Selon Steve Paulus, ça met en évidence un problème majeur dans la LNH: l’omniprésence de l’argent. Le rédacteur du site Blue Line Station se plaint que l’été, il n’est question que d’argent dans la plupart des articles, émissions et blogues dédiés au hockey.

Celui qui se concentre surtout sur les activités des Rangers se dit exaspéré de n’entendre parler que de masse salariale, de plafond, de contrats, de séances d’arbitrage, de rachat de contrat, etc. Steve Paulus souhaiterait qu’on discute davantage du développement des joueurs ou des attentes en vue de la prochaine saison.

Selon lui, on a plus droit à une partie de Monopoly, une gestion des actifs et passifs de chaque équipe, que de ce que ça prendra pour remporter la prochaine coupe Stanley. Il pointe du doigt le plafond salarial comme le grand responsable de la situation actuelle. On se préoccupe maintenant davantage de manœuvrer sous le plafond salarial, plutôt que de travailler à bâtir la meilleure équipe possible.

 

Pas d’accord

Sur le fond, il n’a pas tort. C’est vrai qu’en ce moment, on entend plus parler de salaires et de contrats que de performances sur la glace. Je ne suis toutefois pas prêt à dire que c’est un problème. C’est la période de l’année qui fait en sorte que les dollars sont au cœur des discussions.

En septembre, on parlera des meilleurs espoirs de chaque organisations, des joueurs qui devront rebondir après une saison décevante. de ceux qui poursuivront sur leur lancée et de ceux qui pourraient surprendre. Dès octobre, on commencera à parler de classement, des équipes qui performent bien et de celles qui connaissent un lent départ.

Ensuite, on commencera à parler de possibles transactions, de course aux séries, des formations prétendantes, des joueurs qui connaissent une saison d’enfer, de blessures, etc.

Puis, ce sera les séries; on évaluera les face-à-face, le parcours possible de chaque formation et les joueurs étoiles qui s’affronteront. Entre temps, on jettera certainement un coup d’œil aux espoirs qui poussent dans les rangs mineurs et qui pourraient faire le saut dans la LNH en 2020-2021.

Bref, sur une période de 12 mois, on passe beaucoup plus de temps à parler de performances sur la glace que de contrats et de gestion de masse salariale. Pour ceux qui n’apprécient que le spectacle sur la glace, c’est sûr que le mois de juillet n’est pas le plus excitant.

 

Ça fait partie du sport

Mais pour les nombreux fans qui aiment analyser toutes les facettes du sport professionnel, c’est l’occasion d’évaluer concrètement ce que les directeurs généraux font pour améliorer leur équipe. Il y a une raison pourquoi des films comme Moneyball ont du succès. Les performances sur le terrain sont excitantes, mais ce qui se passe en coulisse aussi.

D’autre part, je pense qu’il est erroné de dénigrer le plafond salarial. Grâce à cette mesure implantée il y a presque 15 ans, on a une plus grande parité au sein de la ligue. Les formations évoluant dans des plus petits marchés peuvent être plus compétitives. En revanche, les New York et Los Angeles de la ligue ne peuvent plus se monter un club de super-vedettes avec de faramineux contrats. La ligue se porte mieux depuis l’arrivée du plafond salarial.