Éric Gélinas poursuit son ancienne équipe de la KHL

Hockey
Crédit photo - Capture d'écran Instagram

Un cauchemar. Voilà comment Éric Gélinas décrit son passage dans la KHL. Et le cauchemar n’est pas terminé.

La saison dernière, le défenseur québécois s’est tourné vers la ligue russe afin de poursuivre sa carrière. Il s’est donc aligné avec le Slovan HC de Bratislava. L’ancien choix de deuxième ronde des Devils a pris part à 52 matchs avec le club slovaque, récoltant 5 buts et 10 passes. Il a conclu la campagne avec un différentiel de -14

 

Une saison pénible

Aussi étonnant que cela puisse paraître, les statistiques du Québécois ne sont pas aussi désastreuses qu’elles en ont l’air. Éric Gélinas a été l’un des joueurs qui s’en est le mieux tiré l’an dernier chez le Slovan. Il a été le septième meilleur pointeur parmi ses coéquipiers et le premier chez les défenseurs de la formation de Bratislava. Son différentiel de -14 est d’ailleurs le deuxième moins pire parmi les joueurs du Slovan qui ont disputé au moins 50 matchs l’an dernier.

Pour vous donner une idée, le meilleur pointeur du club a été Jeff Taffe, qui a récolté 31 points en 62 rencontres. L’attaquant qui avait été sélectionné en première ronde par les Blues en 2000 a fini l’année à -25. Tous les joueurs du club qui ont disputé plus de deux matchs ont conclu la campagne avec un différentiel négatif.

Et ce n’est pas bien compliqué de comprendre pourquoi. En effet, le Slovan n’a remporté que 15 victoires en 62 parties ((15-44-3) la saison dernière. La formation a donc terminé la saison au tout dernier rang de la KHL. Le Slovan a obtenu le plus faible total de buts pour (101) et a en même temps été la formation qui a alloué le plus de buts à l’adversaire (213).

En entrevue au 91,9 Sports, Éric Gélinas a raconté que la saison 2018-2019 avait été particulièrement difficile sur son moral ainsi que celui de ses coéquipiers. Comme il l’explique, l’absence de plafond salarial dans la KHL fait en sorte qu’il y a un manque cruel de parité au sein de la ligue. Ça fait en sorte que la lutte est complètement injuste entre des clubs à faible masse salariale comme le Slovan et des équipes riches comme le CSKA de Moscou.

 

Poursuite contre le Slovan

Mais il y a pire encore. Non seulement certaines formations dépensent peu d’argent sur leur alignement, mais en plus, certaines formations ne payent pas toujours leurs joueurs. C’est le cas notamment du Slovan qui, selon Éric Gélinas, lui doit encore de l’argent.

Il a d’ailleurs intenté une poursuite contre la formation slovaque afin de récupérer ce qui lui est dû. Le joueur de 28 ans n’a pas dévoilé quelle somme il réclamait à son ancienne équipe. Il se dit toutefois confiant que ce dossier va se conclure prochainement.

 

Un avenir plus radieux et plus stable

Après le cauchemar qu’il a vécu à Bratislava, Éric Gélinas a migré vers la Suède à la fin de la plus récente saison. Il a pris part à 8 rencontres avec le Rögle BK d’Ängleholm, dans la ligue d’élite suédoise. Non seulement il a récolté 4 points lors de ce court séjour chez le Rögle BK, mais surtout, il a retrouvé un peu de stabilité. Il a d’ailleurs signé un contrat de deux saisons avec l’équipe suédoise.

De plus, la formation d’Ängleholm est dirigée par les jumeaux Chris et Cam Abbott, natifs de Sarnia, en Ontario. Éric Gélinas dit avoir été heureux de constater leur professionnalisme.

La carrière d’Éric Gélinas

  • Né en 1991 à Vanier, en Ontario
  • Choix de 2e ronde (54e) par les Devils en 2009
  • 4 saisons dans la LHJMQ  avec les MAINEiacs, les Saguenéens et les Sea Dogs
  • 189 matchs dans la LNH (156 avec les Devils, 33 avec l’Avalanche)
  • 55 points en carrière (14 buts, 41 passes)

 

Via Du sport le matin en vacanes / 91,9 Sports