50 M$ réclamés à la LHJMQ par une action collective

Hockey

Thomas Gobeil et Lukas Walter, deux ex-joueurs de la LHJMQ, on intenté une action collective contre le circuit Courteau. Ils réclament pas moins de 50 millions de dollars à la ligue parce qu’ils affirment qu’elle ne respecte pas les normes du travail.

Leur action collective est passée au travers de nombreuses procédures  au cours des quatre dernières années. Jeudi dernier, la Cour supérieure l’a autorisée.

Thomas Gobeil a joué dans la LHJMQ à partir de la saison 2010-2011 jusqu’en 2013-2014. Il a évolué pour le Drakkar de Baie-Comeau, les Saguenéens de Chicoutimi et les Foreurs de Val-d’Or.

De son côté, Lukas Walter n’a disputé qu’une saison dans la ligue. Il a pris part à 53 rencontres avec les Sea Dogs de Saint John en 2013-2014.

L’action collective concerne environ 1000 joueurs, soit ceux ayant évolué dans le circuit Courteau entre le 29 octobre 2011 et le 12 juin 2018.

 

Employés ou étudiants-athlètes?

Gobeil et Walter affirment que lors de leur passage dans la LHJMQ, ils n’ont pas pu toucher un véritable salaire, alors qu’ils travaillent dans un contexte d’employés/employeurs.

Ils accusent carrément la ligue de complot, puisque selon eux, la LHJMQ savait très bien que les contrats accordés aux joueurs ne respectent pas la loi.

L’action collective mentionne que les joueurs doivent consacrer entre 35 et 40h par semaine à leur formation. Cependant, les hockeyeurs n’ont pas de salaire horaire, ne sont pas payés pour leur temps supplémentaire, n’ont ni indemnité de vacances, ni compensation pour les jours fériés.

Lukas Walter affirme que que lors de son séjour avec les Sea Dogs, il recevait une allocation de 476 dollars par semaine. Il se faisait également rembourser 90$ pour ses dépenses hebdomadaires. Walter affirme cependant qu’il s’agit d’un des montants les plus élevés au sein de la LHJMQ. Pour un joueur de 16 à 19 ans, l’allocation hebdomadaire moyenne est d’environ 60 dollars. Pour des joueurs de 20 ans, ça grimpe jusqu’à environ 150 dollars.

La ligue réplique que ces montants sont en fait des bourses d’études. Gilles Courteau affirme que ses joueurs ont toujours été considérés comme des étudiants-athlètes et non comme des employés. Le LHJMQ ajoute que ses joueurs bénéficient aussi de l’avantage de pouvoir se développer dans une programme de bourses scolaires. Le coût de leur pension et leur équipement est assumé par la ligue.

 

Gilles Courteau brandit la menace de la disparition de certaines équipes

Le commissaire de la ligue affirme que si l’action collective est acceptée, certaines équipes pourraient être en danger.

Gilles Courteau estime que si ces procédures vont de l’avant, la LHJMQ devra réduire les avantages offerts à ses joueurs. Il juge que la ligue perdrait inévitablement plusieurs de ses formations.

 

Via Vincent Larin / Journal de Montréal