L’évolution des cheerleaders des Alouettes de Montréal / 1996 à 2016

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cheerleaders - alouettes - credit: als
Crédit photo - Marie-Eve Cheerleaders 2012 via Alouettes

Des femmes inspirantes!

Cette semaine, je suis passé au bureau des Alouettes de Montréal afin de discuter d’un projet bien spécial et je suis tombé sur une collection extraordinaire: tous les calendriers des cheerleaders de Montréal des années 1996 à 2016. Je vous ai préparé une solide galerie photo plus bas (ou ici).

Puisque je vous parle des cheerleaders, j’ai profité de mon contact chez les Als pour discuter avec Annie Larouche, la leader de ce projet. C’est elle qui a fondé l’équipe des cheerleaders en 1996 avec 40 filles.

Avant d’aller plus loin, je dois mettre certaines choses au clair. Le cheerleading est un sport. Un vrai. C’est extrêmement exigeant et il est une combinaison de gymnastique, cirque acrobatique et de danse. D’ailleurs, le département de médecine de l’université Western en Ontario a analysé le travail des cheerleaders des Tiger Cats d’Hamilton en leur plaçant des moniteurs cardiaques pendant les matchs. Le rythme cardiaque des filles dépassait ceux des joueurs avec 208 battements par minute…

De plus, les filles des Alouettes s’entrainent 4 heures par semaine en plus d’être en action lors des matchs. Disons que cet horaire est complètement différent de celui d’un sportif de salon. Je pourrais vous énumérer 10 autres raisons que les cheerleaders sont des athlètes.

Aussi, c’est important de comprendre que ce sport a une influence positive pour ces athlètes telle que l’importance de faire une activité physique, la confiance en soi, l’assurance, relever des défis, repousser ses limites, le travail d’équipe et j’en passe. Si vous êtes toujours sceptiques, laissez-moi vous raconter l’histoire d’une ancienne cheerleader des Alouettes, Laurence. Atteinte d’un cancer, elle a planifié ses traitements de chimiothérapie en fonction des pratiques. Elle a participé aux matchs avec une perruque sur la tête, et couverte de marques de crayon feutre pour ses traitements de radiothérapie. Aujourd’hui, elle est en pleine forme et maman de deux enfants. Je dois lever ma casquette à cette femme qui ses battue jusqu’au bout et n’a jamais perdu espoir. Les gens qui disent que les cheerleaders c’est juste des pitounes pour divertir des fans de sports sur la brosse peuvent aller se rhabiller.

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Au cours de la dernière année, il y a eu certains « scandales » entourant le cheerleading, principalement dans la NFL. J’ai donc demandé à Annie Larouche de m’éclairer à ce sujet et de me donner réponse à tout ce que j’ai toujours voulu savoir à propos des Alouettes.

JT: Quelle est la politique de « fréquentation » entre les joueurs et les cheers? Et si on me donnait accès à votre livre de règlements, qu’est-ce qui me ferait sursauter ou sourire?

Annie Larouche: En fait, les filles n’ont pas le droit de fréquenter les joueurs. C’est une règle non écrite pour les joueurs, mais c’est noir sur blanc pour nous! Au niveau des règles insolites, il y a une interdiction d’avoir du vernis écaillé! Avec ou sans vernis, ça va, mais pas écaillé!

JT: Plusieurs équipes de cheerleaders dans la NFL ont récemment gagné leur cause pour augmenter leur salaire. Toutefois, certains extrémistes croient que les cheerleaders lors d’événement sportif devraient être abolies. Que répondez-vous à ces gens-là?

Annie Larouche: La réalité entre la NFL et la LCF est totalement différente. La LCF et les Alouettes respectent les équipes de cheerleaders et les traite avec dignité. Elles sont considérées comme partie intégrante du spectacle et sont rémunérées au même titre que les autres employés. Elles reçoivent une rémunération monétaire comme des salariés ainsi que des billets. Nos commanditaires les gâtent bien. Je ne donnerai pas de chiffres précis, puisque les montants diffèrent selon les fonctions et les disponibilités de chacune.

Au-delà de la rémunération, les filles ont beaucoup de plaisir à danser et faire des spectacles. Elles ont un fort sentiment d’appartenance à l’équipe en plus de s’impliquer positivement dans la communauté.

Une belle preuve que les cheerleaders sont bien traitées est que les filles restent en moyenne au sein de la formation pendant un bon 6-7 saisons. Une organisation qui traite mal ses employés n’a pas autant de stabilité.

JT: Le Canadien de Montréal est une des rares équipes de la NHL de ne pas recourir au service de « ice girls ». As-tu déjà proposé ce projet au CH?

Annie Larouche: On m’a contacté plusieurs fois pour monter un tel projet! Toutefois, nous avons déjà travaillé avec le Canadiens pour des événements spéciaux et avec la NHL pour le match des étoiles à Montréal.

JT: Puisque je propose une compilation des meilleures photos de tous les calendriers des cheerleaders, peux-tu me raconter ta meilleure anecdote survenue lors d’un photoshoot?

Annie Larouche: Il y en a tellement! Peut-être la fois où une des filles s’est fait courir après par un chameau dans le désert en Tunisie ou encore  la fois ou après trois heures de maquillage et coiffure, la fille a littéralement été couverte de sable trois secondes après avoir pris la première pose!

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Sur ce, place aux plus belles photos de l’histoire des calendriers des cheerleaders des Alouettes de Montréal. À voir en cliquant ici.