Les 6 candidats pour le titre de recrue offensive dans la NFL

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Lors de la fin de leur match de la semaine 6, les Dolphins ont finalement utilisé Tua Tagovailoa, le cinquième choix du dernier repêchage. Il semble avoir impressionné la direction puisqu’il sera dorénavant le partant de l’équipe après la semaine de congé.

Tua était probablement le quart le plus encensé avant le repêchage à l’exception de Joe Burrow, mais pour plusieurs analystes, c’est Tua qui avait le meilleur plafond en termes de potentiel dans la NFL. Les Dolphins voulaient s’assurer de ne pas le précipiter en commençant avec Ryan Fitzpatrick, mais il semble maintenant prêt à jouer.

Son potentiel incroyable et son arrivée tardive m’ont rendu curieux par rapport à ses chances de remporter le titre de recrue offensive de l’année dans la NFL. Lorsque je regarde la course actuelle pour ce titre, selon moi, il fait partie des six candidats principaux.

Les voici :

Tua Tagovailoa, quart-arrière des Dolphins

Comme je l’écrivais plus haut, c’est clair que Tua arrive littéralement en retard dans cette course puisque son premier départ sera à la septième semaine. Toutefois, il faut se rappeler que c’est un trophée sur lequel les journalistes votent, ce qui veut dire que s’il finit la saison en force, c’est ce qu’ils auront en tête au moment de faire leur choix.

C’est aussi important de regarder l’horaire des Dolphins. D’ici la fin de la saison, Tua affrontera trois de ses cinq principaux adversaires pour le titre de recrue de l’année. Ça commence le 15 novembre avec un affrontement contre le favori, Justin Herbert, le quart-arrière des Chargers de Los Angeles. C’est certainement le genre de match que tu mets sur la télé quand tu as la RedZone sur l’ordinateur.

S’il passe ce teste, il aura deux matchs cruciaux au début du mois de décembre. Tout d’abord, il fera face aux Bengals de Joe Burrow le 6 décembre et la semaine suivante, ce sera les Chiefs de Clyde Edwards-Helaire. Tous les projecteurs seront braqués sur ces matchs et si Tua arrive là avec de bonnes statistiques, il aura assurément sa chance de voler le titre de recrue de l’année.

Justin Herbert, quart-arrière des Chargers de Los Angeles

Tel que mentionné plus haut, Herbert est présentement le favori pour ce titre même si comme Tua, il n’a pas commencé l’année comme partant. Il faut dire qu’il conserve une moyenne de 298,8 verges par match, ce qui est seulement devancé par trois quarts-arrières dans la NFL (Prescott, Ryan et Wilson).

Son taux de complétion est aussi dans le top 10 de la ligue, ce qui est intéressant considérant qu’il a la troisième plus grosse moyenne de verges par passes tentées (8,5). C’est donc dire qu’il ne gonfle pas ses chiffres avec des passes faciles; il pousse vraiment l’attaque de Los Angeles.

C’est aussi bon de noter qu’il ne commet pas trop d’erreurs, ce qui est souvent un problème pour les recrues. Il n’a lancé que trois interceptions en quatre matchs et il parvient à limiter les sacs du quart.

La grosse tache dans son dossier est toutefois la fiche des Chargers. Il n’a toujours pas gagné depuis son arrivée en poste. On peut l’expliquer par le fait qu’il a quand même poussé deux des meilleures équipes de la NFL (Chiefs et Saints) en prolongation et les deux autres défaites ont été par un touché ou moins. Les Chargers ne se font donc pas dominer avec Herbert, mais s’ils continuent à perdre, ça va ouvrir la porte aux compétiteurs du quart pour le titre de recrue offensive de l’année.

Joe Burrow, quart-arrière des Bengals de Cincinnati

Burrow a longtemps été le favori pour ce titre et il ne déçoit pas nécessairement depuis son arrivée dans la NFL. Le problème, c’est que les Bengals n’ont pas eu le premier choix du repêchage pour rien.

Sa ligne offensive est particulièrement horrible, ce qui limite beaucoup ce qu’il peut faire pour cette équipe. Ça nous force aussi à se demander s’il sera en mesure de se rendre à la fin de la saison sans blessure puisqu’il se fait frapper durement à chaque semaine. C’est le genre de joueur que quand tu le vois sur la RedZone, c’est une passe spectaculaire ou un sac brutal; il n’y a pas d’entre deux.

Ce n’est pas sa faute, mais ça l’empêche de prouver l’ampleur de son talent semaine après semaine. Ça affecte ses statistiques et donc, ses chances de remporter le titre.

Bien évidemment, il reste le premier choix au total, donc il aura toujours le bénéfice du doute, mais ça reste un groupe très relevé cette année et on voit que ses chances commencent à glisser. D’ailleurs, l’an passé, Kyler Murray était le premier premier choix à être nommé recrue offensive de l’année depuis Cam Newton en 2011, donc ce statut ne veut pas toujours dire que le trophée suit.

Clyde Edwards-Helaire, porteur de ballon des Chiefs de Kansas City

Dès que les Chiefs ont sélectionné Clyde Edwards-Helaire avec le dernier choix de la première ronde du repêchage de la NFL, on savait que ça allait être un mélange explosif. CEH n’a pas déçu jusqu’à maintenant alors que Derrick Henry est le seul porteur de ballon de la ligue qui a plus de verges au sol que lui.

Edwards-Helaire vient également au sixième rang des porteurs de ballon de la NFL avec 177 verges via les airs. Seulement trois joueurs de sa position ont été visés plus souvent par leur quart-arrière (Kamara, Elliott et Davis), ce qui montre à quel point les Chiefs veulent lui donner le ballon.

Le gros problème pour CEH pourrait être l’arrivée de Le’Veon Bell à Kansas City. Bell risque de lui enlever un peu de travail et comme on le sait, la meilleure façon d’accumuler des statistiques dans la NFL est d’être utilisé. Si la production de CEH diminue de 10% ou 20%, ça pourrait être suffisant pour se faire dépasser par le reste du groupe qui se bat pour le titre de recrue offensive.

Justin Jefferson, receveur des Vikings du Minnesota

Le profil statistique de Justin Jefferson est tout simplement époustouflant depuis le début de la saison. Même s’il évolue pour une équipe qui se cherche cette année, il vient présentement au cinquième rang de la NFL avec 537 verges via les airs. Il est aussi cinquième en ce qui concerne les verges par attrapé (19,2), ce qui est notable considérant qu’il n’était pas perçu comme un receveur capable de faire les gros jeux avant le repêchage.

Aucun receveur dans la NFL n’a été en mesure d’obtenir plus de jeux de 20 verges ou plus que Justin Jefferson (10) depuis le début de la saison. Il s’est rapidement établi comme le receveur à surveiller dans une équipe qui comprend aussi Adam Thielen, ce qui n’est pas négligeable.

Ça reste difficile pour un receveur de passes de gagner le titre (Anquan Boldin, Percy Harvin et Odell Beckham Jr sont les seuls depuis le début du siècle), surtout pour une équipe perdante, mais s’il maintient cette production, Jefferson forcera les voteurs à étudier sa candidature de près.

Chase Claypool, receveur des Steelers de Pittsburgh

On termine avec le candidat local, Chase Claypool. Le receveur canadien est assurément le candidat le plus surprenant dans cette course. Par contre, on ne peut pas l’ignorer après ses deux dernières semaines pendant lesquels il a récolté un total de 184 verges sur 11 attrapés, dont trois touchés.

Depuis le début de la saison, il a une moyenne de 19,7 verges par attrapé, ce qui lui donne le deuxième rang dans la NFL derrière DK Metcalf. Ses quatre touchés le placent également dans le top 10 de la ligue. Dans les deux cas, c’est lui qui est le meilleur chez les receveurs recrues.

Ce n’est pas aussi impressionnant que le profil statistique de Justin Jefferson, mais c’est suffisant pour s’introduire dans la discussion. La bonne nouvelle pour lui, c’est qu’il joue pour la meilleure formation dans cette liste, ce qui va certainement augmenter l’attention autour de ses performances.

Par exemple, s’il explose contre les Ravens le 1er novembre ou contre les Cowboys la semaine suivante, ce qui est très possible considérant la qualité de leur unité défensive cette saison, il va mettre les chances de son côté.

Claypool est encore vu comme un négligé dans cette course, mais c’est quand même intéressant de voir que ses chiffres l’ont placé devant des gars comme Henry Ruggs et CeeDee Lamb, qui étaient vus comme des talents spectaculaires à la même position. Ça démontre bien à quel point le receveur canadien choisi en deuxième ronde fait tourner les têtes depuis le début de la saison.