Alouettes: le processus de vente vivement critiqué

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À la surprise générale, la Ligue canadienne de football a annoncé lundi avoir vendu les Alouettes à Sid Spiegel et Gary Stern, deux hommes d’affaires ontariens.

Alors que pendant des mois, plusieurs groupes ont été au cœur des rumeurs, c’est finalement un duo de Torontois dont on n’avait jamais entendu parler qui ont maintenant les rennes de la formation montréalaise.

Les négociations entre le tandem Spiegel-Stern et la LCF aura finalement duré trois semaines. Pire encore, les deux hommes n’étaient même pas au courant que les Alouettes étaient à vendre avant le match de la Coupe Grey.

 

Olivier Primeau abasourdi

Et disons que la conclusion de cette saga en a frustré plusieurs.

Lundi, le copropriétaire du Beachclub Olivier Primeau a été le premier à dénoncer le processus de vente.

L’entrepreneur a écrit sur Twitter qu’au début du mois de novembre, il était allé rencontrer le président des Alouettes Patrick Boivin parce qu’il voulait acheter l’équipe. Ce dernier lui aurait ri au visage en affirmant que le dossier de la vente était presque conclu et que les chances d’Olivier Primeau d’acheter la formation étaient nulles.

Tony Marinaro a répondu à Olivier Primeau sur Twitter en expliquant que Patrick Boivin était aussi président de Claridge, le groupe qui souhaitait s’associer avec les frères Lenkov pour acheter les Alouettes.

Clifford Starke frustré

De son côté, Clifford Starke a indiqué à la Presse Canadienne qu’il avait été surpris d’apprendre la vente du club lundi. L’homme d’affaires montréalais se réjouit que le dossier ait enfin été réglé, mais il estime ne pas avoir eu une chance légitime de devenir propriétaire des Alouettes.

Le président de Hampstead Private Capital a déposé une offre en avril, qu’il a modifié deux mois plus tard. Il avait alors promis 35 millions, avec preuve de fonds.

Il a rappelé son intérêt en décembre, mais ignore pourquoi le commissaire Randy Ambrosie ne semble pas l’avoir pris au sérieux. Clifford Starke avoue avoir été frustré du processus. Il affirme avoir maintenant une moins bonne opinion du commissaire de la LCF à qui il reproche de ne pas avoir été vraiment transparent. L’homme d’affaires estime qu’Ambrosie et la LCF lui ont manqué de respect.

 

Éric Lapointe corrige le tir

Finalement, Éric Lapointe s’est entretenu avec Marc De Foy, du Journal de Montréal. L’ancien joueur des Alouettes n’a pas du tout aimé la déclaration de Randy Ambrosie selon laquelle son groupe n’avait pas réussi à présenter le montage financier nécessaire pour acheter l’équipe.

Éric Lapointe assure que l’argent a toujours été là. Il ne souhaite toutefois pas critiquer davantage le processus de vente, de peur de nuire à son ancienne équipe.

Pour sa part, Marc De Foy a partagé son impression que la LCF n’a pas une très haute estime des Québécois et des Francophones.

Selon lui, la ligue n’a jamais eu beaucoup de respect pour le marché montréalais et la langue française.