Trois Américaines moins connues qui pourraient hanter le Canada

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Ce soir, les Canadiennes tenteront de gagner l’or olympique pour une quatrième fois consécutive. L’équipe féminine canadienne n’a pas perdu aux Jeux Olympiques en plus de 20 ans et elles mettront cette séquence en jeu pour les grands honneurs contre leurs plus grosses rivales dans un match où les Américaines sont favorisées par les preneurs aux livres.

Il y a plusieurs raisons qui expliquent ce phénomène, dont le fait que comme le Canada, les États-Unis sont remplies de vedettes avec les jumelles Lamoureux, Hilary Knight, Amanda Kessel, Brianna Decker et  Meghan Duggan. On va beaucoup entendre parler de ces vedettes américaines, mais elles ne sont pas les seules qui ennuieront l’équipe canadienne. Voici trois autres joueuses moins connues qui pourraient hanter le Canada si elles ne les surveillent pas de près.

#26 – Kendall Coyne

Kendall Coyne est de moins en moins un inconnue puisqu’elle complète le trio de Knight et Decker depuis le début du tournoi. C’est aussi elle qui a été la seule à marquer contre le Canada. Dans ce match, elle a mené toutes les attaquantes américaines au niveau des tirs tentés avec 8 et c’était la même chose au niveau des entrées de zone tentées, en réussissant 5 avec le contrôle du disque.

Elle a aussi été la meilleure joueuse pour sortir la rondelle de sa zone avec le contrôle, l’effectuant à cinq reprises à 5 contre 5 dans cette partie. Kendall Coyne est donc la partenaire parfaite pour Knight et Decker puisqu’elle les place dans la zone offensive où elles peuvent s’exprimer. Si en plus, elle joue contre le trio de Poulin, Daoust et Agosta, elles pourraient les éloigner de cette fameuse zone offensive, ce qui serait une très mauvaise nouvelle pour l’équipe canadienne dont l’attaque dépend énormément de ce trio.

Kendall Coyne est également une joueuse capable d’attirer des punitions grâce à sa rapidité et sa combativité. Quand tu joues pour un club qui  s’est notamment rendu en finale grâce à 3 buts sur l’avantage numérique, c’est habileté très pratique dont les Canadiennes devront se méfier.

#24 – Dani Cameranesi

À 22 ans, Cameranesi n’a pas encore eu le temps de trop se faire connaître, mais ça devrait changer au cours des prochaines années. Elle est la meilleure marqueuse des siennes dans ce tournoi et ça inclut deux buts dans la demi-finale contre la Finlande. Cameranesi ne s’est pas inscrite sur la feuille de pointage contre le Canada, mais ça ne change rien au fait qu’elle a été dominante.

À 5 contre 5, elle a été la seule attaquante régulière à être sur la glace pour aucune chance de marquer canadienne. En fait, le Canada n’a dirigé que 3 tirs vers le filet américain lorsqu’elle était sur la patinoire et aucun ne s’est rendu au filet. En comparaison, quand elle était sur la glace, les États-Unis en ont dirigé 11 vers le filet canadien, ce qui inclue six tirs sur le but et trois chances de marquer. C’est difficile d’être plus dominant que ça dans un match aussi serré.

C’est une autre joueuse qui est bien entourée, complétant le trio de Kessel et de Hannah Brandt, mais elle en profite comme le démontre le match contre la Finlande où elle a non seulement marqué deux buts, mais où elle a aussi mené l’équipe avec 7 tirs tentés vers le filet.

#22 – Kacey Bellamy

Avec 110 présences sur la glace depuis le début du tournoi, aucune joueuse américaine n’a été plus utilisée que la #22. Elle est l’une des défenseures les plus importantes pour son équipe. Elle sera sûrement toujours sur la glace lorsque Poulin et Daoust y seront. Si ce n’est pas elle, ce sera la paire de Cayla Barnes et dans les deux cas, on parle de mauvaises nouvelles pour les Canadiennes.

Bellamy est une virtuose à sa ligne bleue, allouant seulement trois entrées en possession de rondelle à 5 contre 5 dans le premier match contre le Canada. Les Canadiennes se sont pourtant essayées à 9 reprises. Contre la Finlande, elle en a alloué autant même si elles en ont essayé 10. Bellamy se débrouille aussi bien en transition, réussissant les 13 sorties de zone qu’elle a tentées au cours des deux derniers matchs. Elle verra donc beaucoup de glace contre les Canadiennes et ça ajoutera au défi colossal que représente déjà cette équipe américaine.