Ski cross: la France affirme que les skieurs canadiens ont été avantagés

Drama
Crédit photo - Kelsey Serwa via Instagram

Le ski cross est une épreuve spectaculaire dans laquelle le Canada a fait très bonne figure à PyeongChang. Après la médaille d’or de Brady Leman chez les hommes, Kelsey Serwa et Brittany Phelan sont montées sur les deux premières marches du podium vendredi.

Ce succès canadien fait beaucoup réagir du côté de la Fédération française de ski, qui accuse le Canada d’avoir été avantagé dans ces épreuves. Le journal français L’Équipe a révélé que les ouvreurs qui ont contribué à la conception de la piste de PyeongChang provenaient du Canada. Aucun règlement n’interdit cette situation, mais lorsque le comité organisateur coréen a cherché des ouvreurs, le Canada a rapidement proposé ses ouvreur; il n’y a jamais eu d’appel d’offres. La délégation aurait mis au courant ce cette situation en arrivant à PyeongChang.

 

Le Canada n’a pas triché, mais…

Tout cela laisse un goût amer au président de la Fédération française. Michel Vion croit que les athlètes canadiens en sont sortis fortement avantagés. Il affirme que le parcours de PyeongChang était assez différent de ce qu’on retrouve généralement en Coupe du monde. La piste favorisait la vitesse au détriment de la technique et les skieurs canadiens sont reconnus pour être particulièrement rapides.

Le Français affirme avoir discuté avec ses collègues des délégations italienne, suisse, suédoise et autrichienne; il déclare que ce sentiment d’avoir été floué par le Canada est assez généralisé. Pourtant, il refuse de parler de tricherie, puisque le tracé du parcours était connu de tous depuis des mois et que les trois skieurs canadiens qui sont montés sur le podium figurent parmi les meilleurs au monde.  Néanmoins, la Fédération française souhaite que cette situation change pour les prochains Jeux. Elle demande une plus grande transparence et qu’on prenne des ouvreurs de différents nations.