Scott Gomez n’a plus sa place chez le Canadien

Drama

Bon, ceci est mon premier et mon dernier article en lien avec Scott Gomez. Quand même assez étrange que je n’aie jamais jugé pertinent d’écrire quelque chose à propos du joueur le plus critiqué chez le Canadien. Faut croire que j’ai laissé la job sale aux milliers de partisans du Tricolore qui se préparent déjà à le huer en vue de son retour au jeu.

On va régler le cas du numéro 91 aujourd’hui. Au début de la saison, on était certain qu’il allait faire mieux que l’an dernier. Était-ce possible de faire pire, bien honnêtement? Il nous avait tous promis qu’il reviendrait fort cette année, qu’il avait honte de regarder ses coéquipiers dans les yeux. Ses coéquipiers qu’il avait laissés tombé, avait-il tenu à rajouter. On y a cru. On y a cru parce que quand Pierre Gauthier a décidé d’échanger Jaroslav Halak aux Blues, on était certain qu’on paierait de cette décision et que Price ne serait jamais capable de prendre la place de notre honorable slovaque. Gauthier et Price nous ont fait mentir, on l’a interprété comme une leçon de sorte que le discours de Gomez nous a donné un peu d’espoir. On s’est tous dit : laissons la chance au coureur.

Là, j’espère que tout le monde – y compris l’organisation – a compris qu’il n’y a absolument plus aucune raison de garder le Mexicain à Montréal. Le coureur a assez couru. Ce n’est plus juste une question d’argent, ça en était strictement une la saison dernière, mais là, c’est rendu plus que ça.

L’an dernier, Gomez pouvait prétendre être un joueur qui faisait la job sur la glace. Il aurait été fou de prétendre être capable de nous livrer une job de 8M$, mais il en faisait plus que certains joueurs chez le Canadien. Là, c’est différent. J’ai essayé de trouver en quoi le Canadien aurait été meilleur avec Gomez, quand il ne jouait pas, et je n’ai rien trouvé. Si Gomez était en mesure de jouer, il n’amènerait absolument rien à l’équipe. Pas même un petit peu de punch sur le 4e trio, rien. Rien comme dans rien…

Gomez n’a plus aucune confiance en lui, il n’est plus le joueur qu’il était, il joue dans sa tête et il nuit au développement des jeunes joueurs. Dans quel sens? Dans le sens que quand il joue, il prend la place d’un jeune joueur qui jouerait en temps normal. D’ailleurs, plus souvent qu’autrement, il prend la place d’un jeune joueur qui en fait beaucoup plus sur la glace.

Gomez doit partir et ce n’est pas vrai que le CH est « pogné » avec.

Où Wade Redden, Craig Rivet, Jonathan Cheechoo jouent-ils? Où Sheldon Souray et Sean Avery jouaient-ils à un certain moment? Dans la Ligue américaine et dans la ECHL. C’est possible de le faire. Gomez, personne ne le veut parmi les 29 autres DG du circuit Bettman. Gomez est comme un lépreux, personne n’ose s’approcher de lui. En ce sens, il ne reste plus beaucoup d’options, j’en conviens, mais il y en a bon sang!

Pierre Gauthier va devoir mettre ses culottes et bouger parce que le contrat de Gomez hypothèque toute son équipe. Son salaire est à la baisse, mais il sera toujours trop élevé pour ce que le natif de l’Alaska offre sur la glace.

Je sais bien que ce n’est pas l’habitude du Canadien d’envoyer un haut-salarié dans les rangs mineurs, mais je sais également qu’auparavant, cette organisation avait pour but de remporter la coupe Stanley et de satisfaire ses partisans. Molson et Gauthier savent ce qu’ils ont à faire si telle est toujours la philosophie de l’équipe.

 

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