Randy Carlyle s’en est pris au statisticien des Prédateurs

Les Prédateurs ont pris les devants 2-1 dans leur série contre les Ducks grâce à un gain du même score mardi soir. C’était leur 10e victoire consécutive à la maison en séries, ce qui est une première en 20 ans dans la LNH. Le score ne reflète toutefois pas vraiment l’allure du match alors que les Preds ont dominé la troupe de Randy Carlyle tout au long de la rencontre.

On le voit bien au chapitre des tirs au but où Nashville a maintenu un avantage de 40-20. Leur avantage de 20 tirs est leur 2e plus gros en séries dans l’histoire du club. Ironiquement, le record est de 21 et il avait aussi été établi contre les Ducks en 2011. De son côté, Ryan Ellis a bel et bien battu un record d’équipe avec ses 9 tirs au but. C’est le plus gros total pour un défenseur en séries depuis les 10 tirs d’Erik Karlsson contre les Rangers en 2012.

Bien évidemment, les journalistes ont parlé de cette domination statistique aux Ducks, mais le capitaine et le coach ont voulu enlever un peu de crédibilité à ces chiffres. Ryan Getzlaf a dit qu’ils préféraient regarder les chances de marquer au lieu des tirs au but. Le problème, c’est que depuis le début de la série, Nashville a 73% des chances de marquer à 5 contre 5. Comme c’est quasiment du 3 pour 1, ce n’est rien pour rassurer Anaheim.

Ceci dit, Randy Carlyle s’y est pris d’une autre façon pour critiquer ces chiffres. En citant deux occasions où il y a eu des mêlées devant le filet d’Anaheim qui ont mené à plusieurs tirs des Preds sur la feuille de pointage, le coach a noté que les chiffres ne fittaient pas parfaitement avec ce qui s’était passé sur la glace. Il a terminé son point en disant qu’il ne savait qui comptait les tirs au but, mais que cette personne avait besoin d’une meilleure paire de lunettes.

Ce n’était probablement qu’une blague pour détendre l’atmosphère, mais ça montre à quel point les Ducks veulent limiter l’avantage des Preds après le match. C’est un groupe expérimenté, donc ultimement, ils savent que ça ne change rien, mais s’ils se plaignent encore des statisticiens de Nashville après le 4e match, c’est un signe qu’ils seront dans le trouble lors de leur retour en Californie.