Nike a bien failli larguer Colin Kaepernick

Drama
Crédit photo - Nike

La campagne publicitaire des 30 ans de «Just Do It» mettant en vedette Colin Kaepernick est un immense succès pour Nike. La cote à la bourse de la compagnie a atteint des sommets records dans les semaines qui ont suivi le lancement de la campagne. Même s’il y a eu un léger vent de désapprobation à son endroit, Nike a surtout vu son initiative apporter des bénéfices au niveau de son image et de ses profits.

 

Un succès qui aurait pu ne jamais voir le jour

Pourtant, le New York Times a révélé que cet immense succès a bien failli ne jamais arriver. L’an dernier, Nike serait passée à deux doigts de larguer Colin Kaepernick. En 2017, l’athlète vivait sa première saison sans contrat et sans équipe. Il était en guerre contre la NFL et les dirigeants de Nike craignaient que leur association avec lui ne nuisent à leur image.

Ils auraient alors décidé de mettre fin au contrat qu’ils avaient avec le joueur de football. C’est alors que Nigel Powell, directeur des communications de l’entreprise aurait carrément pété sa coche et a réussi à renverser cette décision. Il a fait valoir que de larguer Kaepernick entraînerait une attention médiatique négative et assombrirait l’image de Nike aux yeux du public.

La compagnie a fini par comprendre que le ratio appui/boycott serait beaucoup plus en sa faveur avec Kaepernick que si elle se dissociait de lui. Sans surprise, la décision de Nike n’a pas été dictée par des valeurs sociales, mais bien par des intérêts financiers. D’ailleurs, Nike avait ensuite décidé de simplement laisser le contrat de Kaepernick se rendre à terme et ne pas le renouveler au-delà de 2019.

L’entreprise a ensuite réalisé qu’il y avait des profits à tirer de cette situation, ce qui a donné lieu à la récente campagne «Just Do It». On peut déjà conclure que cette décision était la bonne et même si ce n’est pas ce qui a influencé la décision, l’association avec Kaepernick ne pourra qu’être bénéfique pour la cause défendue par le joueur.

 

Via New York Times