Mondial: un autre scandale de dopage en Russie?

Drama
Crédit photo - FIFA World Cup 2018

La Russie en a surpris plus d’un en fin de semaine lors de sa victoire face à l’Espagne en huitièmes de finale de la Coupe du monde de soccer. Le parcours des Russes devant leurs partisans ressemble de plus en plus à une histoire Cendrillon. Pourtant, le cynisme et le scepticisme grimpent ailleurs dans le monde.

Le chef de l’Agence américaine antidopage Travis Tygart n’y croit tout simplement pas. Dans une entrevue accordée au USA Today, Tygart a carrément affirmé que le monde était naïf de penser qu’il n’y avait pas de dopage au sein de la formation russe. Il estime que si la Russie a organisé un système de dopage lors des Jeux de Sotchi, il n’y a aucune raison pour que les Russes n’aient pas agi de la même façon alors que le Mondial se déroule chez eux. Tygart est d’avis qu’en 2014, le gouvernement russe avait profité de la tenue des JO pour stimuler la fierté nationale et projeter une image forte à l’international. Selon lui, la Russie est prête à tout pour aider sa formation.

 

La FIFA préfère fermer les yeux

L’enquête qui a eu lieu après les Jeux de Sotchi a aussi eu des répercussions sur l’équipe de soccer russe. Tous les joueurs russes de l’édition de 2014 ont été mis sous enquête à la suite du rapport McLaren. Pourtant, la FIFA a refusé d’aller de l’avant avec ce dossier, selon Richard McLaren lui-même. La FIFA a déclaré que les preuves étaient insuffisantes.

 

Une preuve de dopage dans le camp russe à la Coupe du monde?

Alors que tous les yeux sont tournés vers la Russie pour le Mondial, plusieurs observateurs ont commencé à porter leur attention sur l’équipe russe. Certains ont noté certains éléments inquiétants, notamment concernant le meilleur buteur de l’équipe russe, Artem Dzyuba.

Le joueur de 29 ans a marqué son troisième but du tournoi contre l’Espagne dimanche. Un internaute a remarqué une trace d’injection et une bosse sur le bras de Zyuba, deux signes qui pourraient être associés au dopage. Il ne s’agit pas d’une preuve hors de tout doute, mais c’est assez pour soulever plusieurs inquiétudes. C’est aussi définitivement suffisant pour jeter de l’ombre sur la victoire russe de dimanche.