Mike Ribeiro explique l’importance de la patience avec les jeunes chez le Canadien

Drama
mike ribeiro canadiens
mike ribeiro canadiens

Quand Mike Ribeiro passe dans le coin, il faut bien en profiter. C’est ce que j’ai fait.

On peut critiquer Mike Ribeiro autant qu’on veut, il en demeure pas moins qu’il a lancé un message clair à l’organisation avant le match au Centre Bell. Oublions son but, sa première étoile, sa célébration et son salut à la Jaromir Jagr. Quand les journalistes l’ont entouré devant sa case dans le vestiaire des Stars, il s’est contenté d’une phrase assassine. Le reste, c’était une cassette préenregistrée. Au sujet de la transaction qui l’a envoyé à Dallas, l’ancien du Canadien a dit : « L’organisation gagnerait à prendre son temps avec les jeunes ».

Il portait peut-être sa casquette par en arrière à Montréal, il sortait peut-être assez souvent dans les bars et surtout, il divisait peut-être le vestiaire en deux, mais il a tout à fait raison sur ce point. Les jeunes joueurs que le Canadien a repêchés et qui, aujourd’hui, connaissent du succès ailleurs dans la ligue sont assez nombreux. Mike Ribeiro vient en tête de liste bien évidemment, mais Sergei Kostitsyn (84 pts en 131 matchs à Nashville), Mikhail Grabovsky, Matt d’Agostini – il a connu une très bonne saison l’an dernier –  et plusieurs autres reviennent constamment hanter le Canadien.

La patience est de mise avec les jeunes. C’est certain qu’ils doivent s’aider aussi en ne faisant pas exprès d’user cette dite patience, mais la plupart du temps, le Canadien a perdu patience quand ce n’était peut-être pas le temps de le faire.

Andrei Kostitsyn

Pierre Gauthier devrait étudier la possibilité d’offrir un nouveau contrat à Andrei Kostitsyn cet été. De toute façon, il va falloir le remplacer par quelqu’un si on décide de le laisser aller le 1er juillet et ce « quelqu’un », on ne le connaitra pas, on ne saura rien de lui et on devra apprendre à le connaître. Tout le contraire de l’aîné des frères Kostitsyn qui, oui, déçoit, qui, oui, pourrait en donner plus, mais qu’on connait très bien. On sait ce qu’il peut offrir comme travail sur la glace, on connait ses défauts – qui semblent parfois plus nombreux que ses bons côtés – et en le gardant, on est certain que s’il débloque un jour pour de bon, ça va avoir été à Montréal.

Ribeiro ne le sait peut-être pas, mais il vient d’alimenter les discussions pour longtemps ici.

Dans le fond, il le sait et il vit très bien avec ça.