Maxime Talbot, un futur entraîneur québécois dans la LNH?

Drama

Lors de l’omnium Gervais-Talbot, le 25stanley.com a eu l’occasion d’avoir un entretien avec l’attaquant des Flyers de Philadelphie, Maxime Talbot. Voici ce que le joueur québécois a mentionné à JT, qui était sur place au moment de l’événement de golf.

En lisant les propos de Talbot, vous en apprendrez davantage sur son point de vue sur la journée des transactions, de l’ouverture du marché des joueurs autonomes et bien plus.

Les rumeurs et le stress

JT : Comment tu anticipes ça autant la journée des échanges que les agents libres? Est-ce que tu suis ça? Est-ce que tu suis les Bob McKenzie?

Talbot : Oui. Tu suis les développements de ton équipe, mais aussi à travers la Ligue s’il y a des affaires, comme au draft (repêchage), je pensais que ça allait bouger plus que ça.  Tu regardes les mouvements dans les équipes. Tu regardes les gars y signent où, les gars qui signent dans ton équipe. Moi les agents libres, je l’ai vu ici il y a deux ans. J’étais au téléphone toute la journée, puis ce sont des journées stressantes.

JT : Stress positif pour tout le monde? Et quand tu as signé, c’était positif ou négatif? Ou c’est juste un stress général?

Talbot : Maintenant d’avoir un contrat, c’est moins stressant. En voulant dire que tu suis ça avec du recul, mais quand c’est ton année, tu vis ça avec du stress, parce que tu ne sais pas où tu vas te retrouver. Ça change une vie, tu te prépares, tu étudies les équipes qui pourraient t’intéresser, tu te prépares avec ton agent, puis vraiment, ça avait été une expérience stressante, mais enrichissante.

Une liste d’épicerie?

JT : Est-ce que tu te faisais une espère de liste avec points positifs, points négatifs?

Talbot : Oui, j’avais fait un tableau Excel avec les équipes que je croyais qui étaient intéressées, donc on avait ça 5-6-7 équipes, puis vraiment tout ; le coach, le leadership, ce qui fait gagner la ville en tant que tel, donc mon rôle dans cette équipe là. Ouais, je m’étais vraiment préparé, parce que veux, veux pas, c’est une décision qui va influencer. Comme moi, 5 ans, donc ce n’est pas des petites décisions.

JT : Donc c’est quand même sérieux…?

Talbot : Tu n’as pas le choix. Tu penses à beaucoup de différents points et puis, je pense que c’est important de se préparer comme je dis. Un échange, tu n’as pas le choix d’y aller. Ça ne se contrôle pas, mais quand tu peux choisir. Moi, j’avais pris moins d’argent pour aller à Philly (Philadelphie) qu’une autre place, parce que je croyais qu’il y avait plus de chances que j’aillais gagner avec Philly. Donc il faut que tu sois prêt.

JT : Tu t’attends à quoi pour le repêchage? As-tu entendu des rumeurs que tu te dis ça va arriver?

Talbot : Non, comme je te dis, je reste intéressé, mais de loin.

L’adaptation avec les partisans

JT : Vu que tu t’es promené un peu à travers la ligue, on peut dire que tu es une superstar à Pittsburgh, à Philly et à Montréal ou on va dire partout au Québec.  Comment tu t’acclimates avec les fans? Est-ce qu’il y a certaines villes où c’est plus difficile?

Talbot : Quand tu es sur la route, c’est plus dure, autour de l’hôtel, avec les chasseurs d’autographes. Quand tu sors de ce quartier là, habituellement c’est tranquille. Les gens ne te dérangent pas trop. Déranger, ça peut être positif aussi, beaucoup de positif vient avec ça. Mais non, Montréal l’été, c’est toujours le fun de revenir et de jaser aux fans. Même chose à Philly, à Pittsburgh.

Les plans à long terme

JT : Tu n’es pas encore rendu là, mais est-ce que ça t’arrive de penser à ton «après carrière»?

Talbot : Oui.

JT : As-tu des plans? Entraîneur? Directeur général?

Talbot : J’espère que c’est encore loin. Je vais jouer le plus longtemps que je peux. Mais oui, à date je prends des notes. Oui, j’aime beaucoup le hockey. Peut-être dans une organisation, que ce soit assistant-entraîneur ou entraîneur en chef éventuellement. Avoir un rôle dans l’organisation pour aider les jeunes, mais je ne suis pas rendu là.

JT : Qu’est-ce que Maxime Talbot boit l’été sur le bord de la piscine?

Talbot : Moi et Bruno (Gervais), on aime bien le scotch. Tu vas souper, tu vas relaxer, un p’tit scotch oui beaucoup. Ça fait plusieurs années que moi et Bruno, on s’offre une bouteille de scotch, mais sinon, tranquille, une petite bière.

L’ère 2.0

JT : Avec l’air des médias sociaux 2.0, est-ce que tu as déjà fait un fail?

Talbot : Non, je regarde mes messages 3-4 fois avant de les envoyer. Mais une fois, ce n’était pas un media fail, c’était parler à des médias, quand j’avais dit qu’Ovechkin était un douche… ça c’était avant la Classique hivernale 2010. Je parlais à mes amis, mais c’était quand même à la radio. Sinon, avec Twitter, je n’ai pas de problème.