L’homme qui a forcé la LNH à adopter des règlements bien particuliers

Drama
Crédit photo - Hockey Hall of Fame

Les folies de Brad Marchand ont pris de court la LNH lors des séries 2018. La ligue a dû avertir le joueur des Bruins de ne plus licher ses adversaires. Puisque Marchand est vraisemblablement le premier joueur à avoir pensé à ça, il n’y avait pas de règlement interdisant cette pratique. Peut-être que cette situation forcera la ligue à ajouter ce règlement dans un avenir rapproché.

Marchand n’est toutefois pas le premier à forcer la ligue à ajouter des interdictions sans son livre des règlements. SB Nation a ressorti l’histoire de Roger Neilson. L’Ontarien décédé en 2003 a connu une longue carrière d’entraîneur, œuvrant avec les Maple Leafs, les Sabres, les Canucks, les Kings, les Blackhawks, les Rangers, les Panthers, les Blues, les Flyers et les Sénateurs.

L’homme de hockey était doué pour dénicher des zones grises dans le livre des règlements et en tirer profit. C’est grâce à ce talent qu’il a forcé la ligue à adopter trois nouveaux règlements.

 

Mettre trop de joueurs sur la patinoire de façon intentionnelle.

Lorsque Roger Neilson était entraîneur, les arbitres décernaient déjà une pénalité aux formations qui déployaient trop de joueurs sur la patinoire. Néanmoins, Neilson a eu la brillante idée de tirer profit d’une lacune de ce règlement.

L’entraîneur a réalisé que peu importe le nombre de pénalités imposées à son équipe, il ne pouvait avoir moins de 3 joueurs d’avant sur la patinoire en même temps. Lorsque sa formation jouait à 3 contre 5, il envoyait intentionnellement un joueur de trop sur la glace afin de forcer l’arrêt du jeu et ainsi empêcher l’autre équipe d’organiser quoi que ce soit. C’est brillant et stupide en même temps! Dès qu’il sentait que l’adversaire devenait menaçant sur son jeu de puissance, il ajoutait un joueur sur la patinoire. Les arbitres devaient donc siffler un arrêt de jeu et décerner une pénalité à son équipe.

 

Remplacer le gardien par un défenseur lors d’un tir de pénalité

Roger Neilson a aussi pensé à mettre un défenseur plutôt qu’un gardien lorsque l’autre équipe obtenait un tir de pénalité. Le défenseur étant souvent plus grand (et donc son bâton aussi) et fonçait vers l’attaquant pour lui enlever la rondelle. La LNH a donc décidé de statuer qu’une formation devait impérativement mettre un gardien sur la glace lors d’un tir de pénalité et que celui-ci devait demeurer devant son filet tant que le tireur n’avait pas touché à la rondelle.

 

Le gardien ne peut laisser son bâton devant le filet lorsqu’il retourne au banc

Roger Neilson a aussi eu l’idée de demander à son gardien de placer son bâton devant le filet lorsqu’il retournait au banc au profit d’un autre attaquant. Ainsi, l’équipe adverse avait moins de chances de dégager la rondelle jusqu’à l’intérieure du filet désert, puisque le bâton était placé stratégiquement pour stopper une rondelle glissant vers le but. La LNH a depuis interdit cette pratique.

Via SB Nation