Calem Burger

Les cheerleaders des Redskins exploitées sexuellement lors d’un voyage au Costa Rica

Drama
Crédit photo - ClutchPoints

L’utilisation des cheerleaders dans le sport professionnel est déjà, quant à moi, sur la mince ligne qui sépare le divertissement de l’exploitation sexuelle. Sans rien enlever aux femmes qui exercent ce métier, je trouve que l’objectif des organisations est d’utiliser le corps de la femme pour exciter un public masculin. Les cheerleaders ont beau être hyper-talentueuses, athlétiques et passionnées, je remets tout de même en doute l’intention des propriétaires d’équipes sportives qui ont recours à des meneuses de claques.

Chacun a droit à son opinion, mais lorsque je vois des histoires comme celle du New York Times, disons que ça confirme mon opinion sur le sujet. Le média américain a révélé qu’en 2013, les Redskins de Washington ont emmené leur troupe de cheerleaders au Costa Rica afin de réaliser une séance photo pour un calendrier. D’abord, le voyage a très mal commencé pour les jeunes femmes qui ont vu leurs passeports être confisqués par les dirigeants des Redskins. Elles se retrouvaient donc au Costa Rica sans véritable preuve d’identité et plus que jamais sous l’emprise de l’organisation sportive.

 

Un voyage tout-inclus (l’exploitation sexuelle aussi)

La suite est un véritable cauchemar: la séance photo a eu lieu au Occidental Grand Papayago Resort, un hôtel pour adultes seulement. Certaines cheerleaders se sont faites demander de poser les seins nus, mais les Redskins leur ont assuré qu’il n’y aurait pas de nudité dans le calendrier. Le problème, c’est que les Redskins ont invité plusieurs commanditaires, tous des hommes, à assister à la séance photo. En gros, vous aviez plusieurs hommes d’affaires qui se sont rincé l’œil pendant que les cheerleaders effectuaient leur séance photo.

 

Des cheerleaders utilisées comme escortes

Mais ce n’est pas tout. À la fin d’une très longue journée de travail (séances photos et pratiques de danse), 9 cheerleaders ont appris que leur journée n’était pas terminée. Elles se sont fait imposer d’accompagner certains commanditaires dans un club de nuit. C’est ni plus ni moins qu’un boulot d’escorte qu’elles ont dû accomplir. Elles n’ont pas eu le choix et en ont été informées à la dernière minute.

Plusieurs d’entre elles se sont mises à pleurer, ne comprenant pas très bien ce qui se passait. Il n’y a pas eu de relations sexuelles durant cette soirée, mais c’est tout de même de l’exploitation sexuelle. C’est une pratique complètement inacceptable et qui mérite de sérieuses sanctions pour les Redskins et d’importants dédommagements pour les jeunes femmes.

Au fait, les jeunes femmes n’ont pas été payées pour ce voyage d’une semaine au Costa Rica. Leur hébergement, leur transport et leurs repas ont été assumés par l’équipe, mais c’est tout.

 

Via New York Times