Le stade olympique de PyeongChang bientôt détruit

Drama
Crédit photo - Pyeongchang2018.com

Alors que les Jeux olympiques viennent de se terminer, vous êtes mieux de vous dépêcher si vous voulez visiter le Stade olympique de PyeongChang! L’édifice dans lequel ont eu lieu les cérémonies d’ouverture et de clôture servira pour une dernière fois lors des Jeux paralympiques, du 9 au 18 mars. Il sera ensuite rapidement détruit.

Cette démolition était bel et bien planifiée. Les Coréens ne voulaient pas répéter les erreurs d’Athènes (2004) et Rio (2016) qui ont abandonné plusieurs de leurs installations sitôt les Jeux terminés. On ne voulait pas non plus suivre l’exemple de Montréal, dont l’immense stade quasi-inutilisé coûte plus de 30 millions de dollars par année en maintien et entretien.

Donc, le stade de 35 000 places de PyeongChang, érigé au coût de 110 millions, a été bâti afin d’être rapidement démontable. Non seulement on sauve sur les coûts de démolition (on estime que la destruction du Stade olympique de Montréal coûterait au minimum 100 millions), mais en plus on a réalisé des économies substantielles lors de sa construction. 110 millions pour le stade de PyeongChang, c’est bien peu comparé aux 600 millions dépensés pour celui de Sotchi et le 1,5 milliard que le Japon a déboursé pour son nouveau stade qui servira lors des Jeux de 2020.

 

Une nouvelle pratique

C’est donc une façon intelligente de réduire la facture des Jeux olympiques; une facture qui est, avouons-le, exorbitante. D’ailleurs, c’est une manière de procéder qui est appelée à se répéter. Déjà, le Qatar a annoncé ses couleurs pour la Coupe du Monde de soccer de 2022. Son stade de 40 000 places sera démontable. Il pourra donc être défait et utilisé dans une autre ville, pour une autre événement dans l’avenir. Le Qatar pourrait également tenter de le vendre à une autre nation qui souhaiterait obtenir un stade sans que ça lui coûte une somme astronomique.