La vente de feu des Leafs pourrait leur permettre de battre un record au prochain repêchage

Drama

lou-lamoriello

Depuis que le repêchage est passé à 7 rondes en 2005, aucune équipe n’a repêché plus que 13 fois dans un encan amateur. C’est seulement arrivé à 3 reprises (Islanders en 2006 et 2008 et les Panthers en 2010), mais on pourrait le revoir à nouveau cette saison alors que les Maple Leafs pourraient même fracasser ce record.

Les Leafs ont présentement 12 choix au repêchage (un dans chaque ronde sauf la 2e et la 7e si l’on assume que les Penguins feront les séries) et ils pourraient en ajouter plusieurs autres à la date limite puisque Grabner, Parenteau, Arcobello, Boyes, Clune et Reimer seront disponibles comme joueurs de location.

À moins que Toronto fasse comme avec les Sharks lundi matin en acceptant seulement des choix pour les repêchages subséquents, c’est presque certain que la direction des Leafs va arriver en juin avec 13 choix ou plus. C’est une bonne chose pour Toronto, qui a cruellement besoin de talent, mais ils doivent avoir un plan puisque cette richesse pourrait leur faire mal au cours des prochaines années.

Au moment où j’écris ces lignes, l’organisation compte sur 27 choix pour l’encan de l’an passé ainsi que les deux prochains. Techniquement, ils en ont 29, mais ils doivent 2 choix de 3e ronde aux Devils et aux Wings pour les embauches de Lamoriello et Babcock. Ça leur donne plus de chances de repêcher des bons joueurs, mais ça risque également de créer un bouchon de circulation dans leur club-école tout en limitant les contrats qu’ils peuvent donner à leurs espoirs.

S’ils peuvent faire une transaction à la Grabner (où ils ont donné 5 contrats aux Islanders) à chaque année, ils seront corrects, mais comme ils ne sont pas les seuls près de la limite des 50 contrats, ce ne sera pas une tâche trop facile.

Pour l’instant, la direction de Toronto fait de l’excellent travail pour déconstruire l’équipe en obtenant des atouts futurs. Ce travail pourrait même leur permettre de battre des records. Par contre, la partie difficile s’en vient puisqu’il faudra gérer et développer ces atouts en joueurs de la LNH. S’ils ont un plan et qu’ils sont en mesure de l’exécuter, ils ont les atouts pour bâtir un club de haut niveau. Ceci étant dit, s’ils gèrent mal ces atouts, ils ont aussi le potentiel de bousiller une tonne de choix au repêchage et de faire mal à leur reconstruction qui a si bien commencé.