Jean-Sébastien Giguère // Les joueurs de l’Avalanche se préoccupent plus de leur voyage à Vegas que des matchs

Drama

Le match Flames vs Avalanche de lundi soir n’avait pas grand enjeux. 28e place dans la ligue contre la 30e. Pas pour rien qu’une pourritte était assise aux premières loges. Après la rencontre, le vétéran gardien Jean-Sébastien Giguère en avait long à raconter à propos de ses jeunes coéquipiers de l’Avalanche. Une chance que Mike Cammalleri joue pour la 28e pire équipe de la ligue et non la 30e. Il capoterait de jouer avec une vraie gang de losers.

Jean-Sébastien Giguère au Denver Post après le match Flames-Avalanche:

Certains gars sont plus inquiets au sujet de leur séjour à Las Vegas à la fin de la saison que de jouer; que de jouer chaque minute de jeu. Franchement, je ne m’inquiète pas au sujet de leur séjour à Las Vegas en ce moment.

C’est embarrassant. Je suis gêné d’être ici en ce moment. Ce n’est même pas drôle. Je ne sais pas ce que c’est. J’ai été dans cette ligue pendant 15 ans et je ne sais pas ce que c’est. Je ne sais pas pourquoi on s’en fout.

Des gars se battent pour montrer qu’ils appartiennent à la LNH, d’autres se battent pour leur contrat.

Évidemment, on est trop immature pour comprendre. À un certain point, nous devons comprendre. Il n’y a plus d’excuses. Il ne s’agit pas d’être jeune; il ne s’agit pas de cela. Nous devons nous concentrer dans notre jeu.

Les commentaires intégraux de J-S Giguère sont disponibles ici, mais je pense que vous comprenez le portrait. Et on est tous d’accord que Jean-Sébastien Giguère a le droit de blaster ses coéquipiers. Il a gagné une Coupe Stanley et un trophée de Conn Smythe.

Bref, c’est tout de même incroyable que l’Avalanche soit si pourrie considérant tout le beau talent qui compose l’équipe. On peut mettre le blâme sur les joueurs, mais je crois que la direction devrait aussi se regarder dans le miroir. Et pour une fois, Don Cherry ne peut pas expliquer cette débandade avec les joueurs Européens, parce qu’il y a en masse de Canadiens et de Québécois au sein de cette équipe. Dommage pour Patrick Bordeleau qui se donne poing (coeur) et face (âme) pour cette équipe depuis le début de la saison.