« Fire Biello », le mouvement qui divise les partisans de l’Impact

Drama
Fire Biello
Crédit photo - NoahMarkowicz

FireBiello le mouvement qui divise les partisans de l’Impact.

Le passage de Don Garber en ville ne saurait faire oublier le véritable sujet de préoccupation des partisans de l’Impact de Montréal : la dernière place au classement de leur équipe favorite. Ni la fiche de l‘Impact de Montréal (2-4-4), ni les performances livrées sur le terrain par la troupe de Mauro Biello ne sont à la hauteur des attentes de la plupart des partisans.

Cette semaine, la grogne a pris forme sur les réseaux sociaux . Une division s’installe parmi les supporters de l’Impact. Si l’on caricature un peu le portrait on se retrouve avec deux camps.

D’un côté, ceux qui pensent que l’Impact de Montréal a surtout manqué de réussite en ce début de saison (blessures, arbitrage, match à l’étranger), de plus lorsqu’ils font des calculs d’épicerie sur les points échappés dans les derniers instants de matchs – sans considérer ceux gagnés dans les mêmes situations – alors l’Impact affiche un bilan prometteur.

De l’autre côté, ceux qui trouvent inacceptable que l’Impact de Montréal trône en bon dernier de la conférence de l’Est.  Ils commentent alors divers aspects de la gestion de leur club. Rapidement étiquetés comme des «chialeux» ou des «fefans»,  il est à se demander en quoi la critique de performances plutôt médiocres empêche de soutenir son équipe favorite. Néanmoins, ils sont surtout coupables d’un crime de lèse-majesté, celui de réclamer la tête de Mauro Biello.

Car oui, que le verre soit à moitié vide ou à moitié plein, jamais depuis son arrivée Mauro Biello n’a semblé être remis autant en question.

La gestion du cas de Didier Drogba avait certes soulevé des doutes sur le coaching de Mauro Biello mais ces derniers ont été rapidement balayé par l’excellent parcours en séries éliminatoires en 2016.

« Ce sont des moments difficiles, mais je suis sûr qu’on va s’en sortir parce qu’il y a trop de signes qui démontrent notre qualité et notre capacité », a déclaré l’entraîneur montréalais mardi dernier aux médias présents.

Entre tâtonnements tactiques, forme physique en-deça, communication redondante, gestion des émotions, changements tardifs, Mauro Biello n’est pas exempt de tout reproche. Il en est conscient.

« C’est ma responsabilité de corriger ça. C’est moi le premier qui doit ajuster certaines choses et mettre les joueurs dans les bonnes conditions pour exécuter et travailler. Quand les choses ne vont pas bien, il y a une tendance normale à être timide dans notre jeu. C’est à moi de bien placer les joueurs, de les mettre dans de bonnes situations afin d’augmenter leur confiance. » poursuit Mauro Biello selon des propos rapportés par Nicolas Landry (RDS).

Dans le système de la MLS où la relégation est inexistante, la pression est moins forte qu’ailleurs. L’entraineur Frank Klopas, a bénéficié d’une grande clémence de la part de la haute direction lors de son passage. À son tour le coach local dispose de la confiance totale de Joey Saputo pour redresser la barre. Mauro Biello aura à coeur de profiter du bol d’air Blerim Dzemaili pour récolter les 3 points contre les Timbers de Portland ce samedi.


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