ESPY: Alex Ovechkin élu athlète masculin de l’année

Drama

Les meilleurs athlètes au monde (mais surtout aux États-Unis) ont été honorés hier lors de la présentation des prix Espy. Du côté des hommes, on peut dire qu’Alex Ovechkin a été le grand gagnant de la soirée, repartant non seulement avec le prix du meilleur joueur de la LNH, mais également avec celui d’athlète masculin de l’année, tous sports confondus. Dans cet dernière catégorie, il a été préféré à Jose Altuve des Astros, James Harden des Rockets et Tom Brady des Patriots.

Les Astros de Houston, champions de la Série mondiale, ont été nommés équipe de l’année.

Grâce à sa médaille d’or en halfpipe aux derniers jeux olympiques, le planchiste Shaun White s’est vu remettre les prix du meilleur olympien ainsi que celui du meilleur moment aux J.O.

Un hommage posthume

Les trois entraîneurs de l’école secondaire Marjory Stoneman Douglas ont quand à eux été honorés pour leur immense courage. Aaron Feis, Scott Beigel et Chris Hixon ont été tués en tentant de protéger leurs élèves lors d’une fusillade dans leur école en février dernier.

 

Place aux femmes

Chez les femmes, Chloe Kim a été la reine de la soirée, remportant trois prix, dont celui d’athlète féminine de l’année. D’ailleurs, les femmes étaient réellement à l’honneur lors du gala. D’abord, la soirée était animée par une femme pour la toute première fois. Danica Patrick a relevé ce défi avec brio.

Même si ça a fait mal aux amateurs de hockey du Canada, l’équipe féminine américaine a reçu le prix du meilleur match de l’année pour leur victoire contre les Canadiennes en finale du tournoi de hockey des Jeux de PyeongChang.

De plus, les victimes des abus sexuels de l’ex-médecin de l’équipe américaine de gymnastique Larry Nassar se sont vues remettre le Artur Ashe Courage Award. 141 femmes sont montées sur scène afin de recevoir le prix. Ça a donné lieu probablement au moment le plus fort de cette soirée.

L’une des victimes, Aly Raisman, a d’ailleurs livré un discours autant émouvant qu’inspirant.

 

Un monologue d’ouverture avec plusieurs bons gags, mais quelques faux-pas

De façon générale, Danica Patrick a fait un excellent boulot à la barre de ce gala. Son numéro d’ouverture a fourni plusieurs excellentes blagues. Elle s’est notamment moqué de la petite taille de Jose Altuve, des cheveux d’Odell Beckham Jr et l’absence de l’équipe américaine lors de la Coupe du monde de soccer. Elle a aussi fait un parallèle hilarant entre Alex Ovechkin et Vladimir Poutine.

Elle a toutefois provoqué une certaine controverse dans sa façon d’aborder l’épineuse question du mouvement de protestation durant l’hymne national dans la NFL. Après avoir mentionné que le curling était le sport où il était permis et encouragé de mettre un genou au sol, Danica Patrick a dit enfin vouloir parler de l’éléphant dans la pièce: la fameuse controverse des hymnes nationaux. C’est alors qu’on a vu l’image de Fergie au micro lors du match des étoiles de la NBA.

 

Une blague qui ne fait pas l’unanimité

Cette façon de presque passer sous silence ce dossier très chaud n’a pas plu à tout le monde. Le joueur des Eagles, Chris Long, l’un de ceux qui a le plus critiqué la position de la NFL, a clairement été filmé en train de dire «That was bad» après la blague de l’animatrice.

Finalement, Danica Patrick a parlé du départ de LeBron James de Cleveland. Elle a mentionné que le joueur vedette de la NBA était «The newest Los Angeles transplant» et que «Los Angeles transplant» étaient les mots que King James allait googlé pour se trouver de nouveaux cheveux. Cette blague assez peu mordante a d’ailleurs provoqué un quasi-silence malaisant dans la salle.

L’animatrice s’est toutefois bien rattrapée en disant que LeBron James s’était moqué d’elle lorsqu’il avait animé le gala des Espy en 2007. Danica Patrick s’est dite heureuse que lui et elle soit maintenant quitte, même si JR Smith dirait probablement: on mène par un point!