Des joueurs-métaphores… Partie 2

Drama

Vous avez été nombreux à me contacter suite à mon premier article sur les Joueurs-métaphores. Et bien voici la suite de ce glossaire des joueurs-métaphores. N’hésitez pas à me recommander d’autres sur twitter ou dans les commentaires du texte…

8- Russ Courtnall – Cette suggestion me vient de mon ami Sylvain qui fait l’excellent blogue Allez les Bleus couvrant les Carabins de l’UdeM. Il m’a proposé le nom du célèbre ancien numéro 6 du Canadien. Rappelez-vous du surnom de ce joueur du Canadien, le chevreuil. Courtnall faisait souvent des grandes envolées à l’emporte pièce, traversant rapidement la patinoire en évitant les pièges physiques pour mieux rater le filet ou s’écraser contre la bande. On peut donc noter la rapidité, la tendance à éviter les coups et le peu de succès offensif, Courtnall étant un joueur très populaire auprès des fans mais peu productif. C’est pour cette raison qu’on peut utiliser le joueur-métaphore Russ Courtnall pour décrire les personnes qui avance rapidement tout en évitant l’adversité mais qui ne produisent pas de résultat tout en étant très populaire…  Encore une fois, si votre patron vous dit que vous êtes le Russ Courtnall du bureau, revoyez votre éthique de travail parce que vous allez probablement être muté au Minnesota assez rapidement…

9 – Réjean Houle – Si on retient une chose de cet ancien joueur du Canadien, c’est qu’il ratait souvent la cible quand il avait la chance. Je vous recommande notamment l’ouverture du livre The Game de Ken Dryden pour lire une superbe description du comment Réjean Houle pouvait rater un filet… Donc si on vous dit que vous êtes un Réjean Houle, c’est que malgré vos talent et votre volonté, vous n’arrivez pas à vos fin. Par exemple, pour les hommes, quand une fille (ou un mec, c’est selon) que vous fréquentez vous dit que vous n’êtes qu’un Réjean Houle, c’est que vous n’êtes pas capable de la mettre dedans… On peut extrapoler le Réjean Houle à plusieurs autres domaines où le but est de mettre quelque chose dans une autre et que ce geste nécessite un certain talent… Mais contrairement au Steve Bégin, vous avez clairement du talent en plus que du coeur…

10- Ryan O’Byrne – Celui-ci vient de mon ami Jef qui était le bassiste de mon ancien groupe de Death-Core de la fin des années 90. Si on se rappellera d’une chose en particulier du passage de ce défenseur contre qui le Canadien a obtenu Michael Bournival en retour, c’est qu’un certain soir contre les Islanders de New York, alors que le Canadien était en route vers une victoire, il enfonça la rondelle dans son propre but qui allait mener le Canadien vers une défaite en prolongation. Il répéta également le geste l’hiver dernier avec l’Avalanche du Colorado. Donc, « Être un Ryan O’Byrne » signifie que vous marquez dans votre propre but, que vous faites une gaffe qui peut mener votre organisation à sa perte. Prenez par exemple un politicien qui dit quelque chose qui va à l’encontre du discours et du programme de son parti, et bien, il fait un Ryan O’Byrne…

(Un classique de 25 Stanley…)

11- Todd Bertuzzi – Si je nomme ce nom, une seule image vous vient en tête, celle de l’agression contre Steve Moore, le frère de Dominic. On oublie souvent la brillante carrière que Bertuzzi connaissait avant le geste. On se rappelle plus de l’image dégagée par la suite et du jeu plus conservateur qui caractérise ce joueur… Un de mes lecteurs m’a suggéré ce nom ou celui de Paul Karya, mais je préfère personnellement Todd Bertuzzi, pour « quelqu’un qui n’es plus le meme homme apres un incident traumatisant qui fuck son mental. » Son exemple : « As tu vu George, depuis qu’il a pogné sa femme à le tromper, y veut plus rien savoir des femmes, y’é craintif pis y’a perdu sa confiance, le pauvre. » Il me semble que ce n’est pas compliqué…

12 – Roberto Luongo/Claude Lemieux – Vous avez été un bon nombre à me donner l’homme de 10 millions par an jusqu’en 2020 comme suggestion de joueur-métaphore. Vous comprenez donc tous pourquoi Roberto Luongo est un joueur-métaphore mais je dois la meilleure explication à mon ami Philippe AKA Tony Tanti. Être un Roberto Luongo, c’est une personne qui qui offre des performances inversement proportionnelles à l’importance du moment. Donc quand il est temps de donner son maximum, la personne flanche ou ne fait rien alors qu’elle performe lorsqu’une telle chose n’est pas nécessaire. C’est pourquoi on peut utiliser le joueur-métaphre Claude Lemieux pour décrire le contraire, une personne qui offre des performances proportionnelle a l’importance du moment…

Voilà, si vous avez d’autres joueurs-métaphores à me suggérer, veuillez me les faire parvenir afin d’élargir la liste…