Ce papa a fait 17 000 kilomètres de vélo pour encourager son fils à Pyeongchang

Drama
Crédit photo - Le père de Mischa Gasser via Guido Huwiler

Il y a beaucoup de bonnes histoires qui émergent de l’équipe de ski de la Suisse cette année aux JO. Après le truc de l’escalier roulant et du norovirus, voilà que je suis tombé sur une histoire de débile en regardant la compétition de ski acrobatique de saut.

C’était encore une fois un super spectacle à regarder d’autant plus que le Québécois Olivier Rochon a été solide. Il a toutefois terminé 5e. Ce que j’aime le plus de ce sport; la relation entre l’athlète et son coach. Je trouve que c’est cool qu’un coach gueule après son athlète qui est 15 mètres dans les airs. Celui d’Olivier Rochon était tellement passionné sur la piste, très émotif. C’était presque une performance en duo. L’entraineur de l’Ukraine était aussi très heureux de la médaille d’or de son protégé.

Un vrai de sport de fou! Parole du skieur suisse Mischa Gasser (il a terminé 11e en finale) son père en est un vrai de vrai.

Guido Huwiler, le papa de Mischa Gasser, a pris le pari qu’il allait être capable de faire le trajet Suisse-Pyeongchang à vélo en moins d’un an. Si je vous en parle, c’est qu’il a réussi. Papa est même arrivé une semaine avant la compétition de son fiston.

Le 2 février 2017, Guido Huwiler, un monsieur de 55 ans beaucoup plus en forme que moi, et sa femme (pas la mère de Mischa Gasser) ont pris leur vélo chez eux à Olten en Suisse avec l’intention de se rendre à Pyeongchang. Ils ont tout documenté sur un blogue et un compte Instagram. Les photos sont à rendre jaloux n’importe quel dude qui tente de s’improviser « influenceur voyage » parce qu’il a voyagé 3 semaines au Portgual et en Espagne.

À cause de quelques problèmes de frontières (notamment avec la Corée du Nord), le couple a pris quelques vols d’avion, mais ils ont traversé 20 pays au total selon l’itinéraire suivant: Suisse, Italie, Croatie, Monténégro, Kosovo, Serbie, Bulgarie, Turquie, Géorgie, Armenia, Iran, Azerbaijan, Uzbekistan, Tadjikistan, Kyrgyzstan, Kazakhstan, Thaïlande, Laos, Cambodge et Corée du Sud.

Lorsque les journalistes ont questionné le skieur au sujet de son père, il a répondu qu’il n’était pas surpris du tout du comportement de son père. Celui-ci a déjà été un immense adepte de parachute, donc il est habitué de voir son père à la recherche de sensation forte. « Mon père est fou ».

On peut confirmer cela puisqu’après les JO, il va retourner en Suisse encore une fois à vélo. Mischa Gasser n’a pas réussi à gagner une médaille sous les yeux de son père, mais dans leur cas, ce n’est pas le résultat qui compte, mais le bien le chemin emprunté.