Augmentation des problèmes de cocaïne dans la NHL

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Ça fait une couple de fois que je le mentionne sur le blogue (et les gens viennent s’obstiner que je n’ai pas rapport), mais la NHL ne teste pas ses joueurs pour la cocaïne ou autres drogues récréatives. Pour être plus clair: un joueur peut faire une couple de lignes de poudre un vendredi soir, jouer sa game le samedi et se faire tester positif sans aucune conséquence. Le médecin qui supervise le test ne peut pas aviser la ligue ou l’équipe pour cette substance. Dans le cas d’un abus, la seule chose qu’il peut faire est de contacter le joueur et lui recommander de suivre un programme d’aide.

Donc au jour le jour, les équipes et la ligue ne peuvent rien faire contre les drogues de party. La NHLPA protège trop bien ses joueurs grâce à la convention collective.

Puisqu’une histoire hors glace fait la une des médias aujourd’hui, et que la semaine dernière on a eu droit aux déclarations d’un espoir des Maple Leafs (il trouve que les vétérans de l’équipe prennent pas mal de coke) en plus des sagas de Jarret Stoll, Ryan Malone et Mike Richards, le journaliste de TSN Rick Westhead a publié un bon reportage sur la gestion de la cocaïne dans la NHL.

Allons-y d’abord avec une déclaration de Bill Daly:

« Je serais surpris s’il y avait juste une douzaine de joueurs qui consommaient. Mais je serais aussi surpris s’il y en avait plus que 20. »

Ouf! Je pense que Bill Daly devrait passer plus de temps à Montréal ou Vegas l’été. Au moins, le bras droit de Gary Bettman admet que la consommation de cocaïne est en hausse dans le circuit. Notez toutefois que cette popularité n’est pas unique au monde du hockey. La coke est de retour. C’est la nouvelle drogue cool.

Cet été, la NHL a uniquement testé 60 joueurs, donc 2 par équipes. De plus, les joueurs de la NHL se font tester deux fois par année pour des drogues qui améliorent les performances comme les stéroïdes. Le reste on s’en fout. Fume un joint avant ta pratique, no stress. C’est chill. Ce qui est intrigant avec la coke c’est qu’elle n’est pas considérée comme une drogue améliorant les performances. Pourtant, dans un sport qui demande d’être agressif, intense, de se sentir confiant; la cocaïne donne un pas pire coup de main dans ce département.

L’autre problème avec la coke est qu’elle est facile à cacher de son système. Selon le Dr. Bhusshan Kapur qui a été interviewé dans le reportage de TSN, plus tu bois d’eau après avoir consommé, plus la coke va sortir de ton système rapidement. Les résidus de coke vont rester dans le corps pendant seulement 24h-48h.

Une chose est certaine, lors des prochaines négociations pour la convention collective, ce point sera chaudement débattu. Ça ne fait pas de sens que des joueurs qui touchent des millions par année puissent consommer des drogues fortes sans répercussion professionnelle.

Via Rick Westhead