Anthony Duclair: Une machine de hockey fabriquée par son père

Drama
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L’histoire des deux jeunes vedettes des Coyotes de l’Arizona est fascinante. JT vous racontait plus tôt la touchante histoire de Max Domi et voici maintenant la jeunesse d’Anthony Duclair, racontée en quelques lignes.

Le père d’Anthony, Wendell, est un fervent de la théorie selon laquelle n’importe quel humain qui pratique une activité pendant 10 000 heures, soit 20 heures par semaine à raison de 50 semaines par année pendant 10 ans, excellera dans cette activité. Même si M. Duclair n’a jamais lu Outliers: The strory of success qui s’inspire des études du psychologue Anders Ericsson à ce sujet, il connait très bien la théorie et a décidé de l’appliquer sur son fils Anthony.

Débuts prometteurs

Dès l’âge de 2 ans, Anthony enfile les patins pour la première fois sur la glace de l’Attrium, au 1000 de la Gauchetière, à Montréal. Ce fût le coup de foudre immédiat pour Anthony qui est resté sur la glace pour environ deux heures, une éternité pour un bambin de cet âge. L’expérience fût si concluante que Wendell décida d’y amener son fils à chaque semaine jusqu’à ce qu’Anthony puisse joindre un club organisé à l’âge de 4 ans.

À 6 ans, le paternel décide d’engager Anna Sherbatov, une spécialiste du power skating pour donner des cours privés à son fils. Maintenant bien connue dans le monde du hockey québécois, Madame Sherbatov aura enseigné l’art du patin en puissance à Anthony jusqu’à l’âge de 13 ans. Pendant ces années, les camps printaniers, estivales et nombreux entraînements hors-glace se multiplient évidemment avec des spécialistes chevronnés pour respecter la règle des 10 000 heures.

Le clan Duclair a besoin du Clan Panneton

Afin qu’Anthony puisse évoluer avec les meilleurs joueurs possibles, son père décide de déménager la petite famille dans un autre quartier de Laval pour que son fils, âgé de 13 ans, puisse s’aligner avec la meilleure équipe de la région. Puis, deux ans plus tard, la famille Duclair déménage encore, cette fois-ci à Pointe-Claire afin qu’Anthony joigne les rangs des puissants Lions du Lac-St-Louis de la ligue midget AAA, où il évoluera entre autre avec Jonathan Drouin du Lightning de Tampa Bay.

Après sa saison dominante de 57 points en 34 matchs dans le circuit Baillairgé, la décision d’Anthony est prise: il poursuivra sa carrière à Boston University ou Boston College. Sauf que Patrick Roy, fin renard, décide tout de même de repêcher le jeune espoir en troisième ronde du repêchage de la LHJMQ pour ses Remparts de Québec. L’ex-gardien du CH offra, quelques jours plus tard, de payer pour les études universitaires d’Anthony, peu importe où dans le monde jusqu’à l’âge de 30 ans, si ce dernier venait s’aligner pour son équipe junior. Le père d’Anthony fût évidemment charmé par l’offre qui assurait une éducation payée à son fils au cas où la carrière de hockey ne fonctionnerait pas et Anthony pris la direction de la Vielle Capitale.

Patrick Roy modifie le chemin de sa carrière

L’année de son repêchage de la LNH, Anthony se blesse à la cheville, une blessure récurrente dans son cas. Alors qu’il était pressenti pour sortir dans les 10-15 premiers joueurs de cet encan, Duclair glisse jusqu’au 80e rang, où il est sélectionné par les Rangers de New York. À noter ici, que le Canadien de Montréal, qui détenait 3 choix de deuxième ronde cette année là, a ignoré le jeune Duclair en autant d’occasions, même si Anthony jouait dans la cour arrière du CH, la LHJMQ. Quand même drôle de passer par-dessus un joueur autant de fois, alors qu’avant sa blessure il était si bien vu par la centrale de recrutement de la LNH…mais bon!

Début de saison prometteur de Duclair à New York alors que les fans de la Grande Pomme scandent déjà le Duke lorsque Duclair touche à la rondelle. Les Rangers doivent toutefois s’en départir plus tard dans la saison afin de mettre la main sur le défenseur étoile des Coyotes Keith Yandle.

Anthony compte déjà 7 buts et 4 passes et 18 matchs avec les Coyotes cette saison aux côtés de son bon ami Max Domi. Les deux se sont rencontrés alors qu’il s’alignaient avec Équipe Canada junior lors des derniers championnats mondiaux juniors, où le Canada a raflé l’or.

Plusieurs personnes en voudront à Monsieur Duclair d’avoir poussé son fils aussi intensément, mais je suis d’avis que si Anthony était aussi passionné par le sport, son père a simplement fait tout en son possible afin de réaliser le rêve de jouer dans la LNH à son fils.

Pour le reste de l’histoire, Anthony est présentement en train de l’écrire…

Excellent texte de Jonathan Trudel à lire pour tous les détails