7 choses que j’ai apprises sur le motocross à Ste-Thècle

Drama

Le motocross au Québec n’est pas ce que vous croyez!

Alors que tout le monde à Montréal est à Osheaga, j’ai décidé de m’évader de la ville pour me rendre en milieu rural pour le Motocross de Ste-Thècle. Cette municipalité est située à 2h30 de route de Montréal, près de Ste-Tite. En me présentant sur une track de course avec des gars de bicycle à gaz, je croyais me retrouver dans un environnement hostile. À ma grande surprise, ce fut tout le contraire. Voici ce que j’ai appris au motocross de Ste-Thècle qui se termine ce dimanche 31 juillet, pour la grande finale. Je vous invite fortement à y assister soit dit en passant.

C’est extrêmement exigeant

Pour la 1re fois de ma vie, j’ai monté sur une moto. Heureusement, j’avais les deux meilleures coachs pour me montrer comment faire avec les petites jumelles Megane et Alisson. Après 15 minutes sur la piste des enfants, j’étais épuisé comme si je venais de jouer un match de hockey. Pour faire du motocross, il faut une solide paire d’avant-bras et d’épaules.

C’est un univers familial

Comme mentionné plus haut, je croyais me retrouver dans une ambiance où tout le monde se passe plus cool et tough que l’autre. Grave erreur. Les gens qu’on retrouve dans une compétition de motocross sont des familles. C’est papa et maman avec chacun leurs grosses 250 avec des enfants (garçon et filles) avec leurs petites motos bien installées devant leur remorque et leur pick-up. Tout le monde est de bonne humeur. L’univers du motocross au Québec c’est une belle communauté, un peu comme une grande famille.

Les femmes font avancer le sport

La première chose qui m’a frappé sur le site de l’évènement était le nombre de femmes présentes avec leur moto. Quand j’ai décidé d’embarquer sur la piste des « grands », c’est Christine Aylwin (une des meilleures au Québec) qui s’est assurée que je ne me retrouve pas à l’hôpital les deux bras cassés. Elle m’a expliqué que les femmes sont ultras respectées en motocross, car les gars savent à quel point c’est difficile comme sport. Les femmes roulent de plus en plus vite et elles sont de plus en plus en jeune, donc cela motive les gars à performer encore mieux.

C’est jeune

J’ai été tellement surpris de voir autant d’enfants à cette compétition. Les enfants embarquent sur leur premier motocross à l’âge de 3 ans. C’est tellement mignon. Notez que dimanche, à Ste-Thècle, il va avoir un kiosque Yamaha pour initier les jeunes au motocross. C’est 100% certain que si votre enfant embarque sur une moto ce weekend, ça va être le fait saillant de son été.

C’est une passion dispendieuse

Pas de besoin d’être riche pour faire du motocross, mais il faut faire des sacrifices. Christine Aylwin roule à deux jobs pour s’adonner à son activité favorite. Pour compétitionner, il faut une moto, un pick-up, l’équipement (casque, protection), l’entretien, les frais d’inscription, le déplacement, etc. Et lorsqu’on gagne une course, le prix qu’on reçoit permet de rembourser ses frais de participation à la course.

Respect de la machine

Un motocross, c’est puissant, ça réagit vite. Il faut être prudent. Et effectivement, lorsqu’on se casse la gueule, c’est pour vrai. Ma perception des pros a aussi complètement changé. Parfois, on regarde un sport à la télé et on a l’impression que c’est facile. Je vous le dit, le motocross c’est vraiment difficile. Immense respect à ceux qui font des sauts.

La qualité de l’organisation

Je ne sais pas si tous les évènements de motocross au Québec sont comme celui de Ste-Thècle, mais la famille d’Éric Moreau m’a accueilli comme un roi. Victor Moreau, le fils, m’a prêté son motocross et son équipement; n’importe quel gars qui possède ce genre de jouet sait à quel point c’est difficile de faire cela. De plus, les installations pour regarder la course sont parfaites et disons que ça faisait longtemps que je n’avais pas vu les prix de la bière affichés à 2 pour 5$. Le souper coûte 12$.

Si vous cherchez une activité à faire dimanche, rendez-vous à Ste-Thècle. Détails ici.

Voici un résumé de l’édition 2015.

P.-S. Notez que je me suis rendu à cet évènement avec les gens de BlueBoxVR pour filmer la course avec des caméras 360. On va vous sortir des vidéos de malades la semaine prochaine.