Trois vedettes de la LNH dans la famille Subban? // Le parcours de P.K. Subban

Canadiens
team-subban-01

La famille Subban peut-elle avoir trois joueurs étoiles dans la Ligue nationale de hockey (LNH)? Pour le moment, dans le cas de P.K. Subban, avec les Canadiens de Montréal, c’est pratiquement accompli. Celui-ci a mis la main sur le trophée Norris, remis au meilleur défenseur de la LNH, lors de la saison écourtée en 2012-2013. Pour Jordan, repêché par les Canucks de Vancouver, et Malcolm, sélectionné par les Bruins de Boston, leur première saison dans la LNH n’est pas encore arrivée. Ces derniers sont encore trop jeunes pour dire qu’ils auront une carrière prometteuse sur le circuit Bettman, mais leurs performances dans les ligues juniors démontrent qu’ils pourraient connaître du succès dans la LNH.

Matthew Hague, du Toronto Life, a dressé un portrait sur l’histoire de la famille Subban et celui-ci est assez intéressant. Voici les « moments saillants » du texte de M. Hague.

En 1970, le père de P.K. Subban, Karl, a reçu une paire de patins que ses parents lui avaient à l’Armée du Salut. Cela a fait en sorte qu’il s’est fait des amis. Peu de temps plus tard, le jeune homme de 12 ans a découvert sa passion pour les Canadiens de Montréal et il s’imaginait dans l’équipement du gardien Ken Dryden.

Quelques années plus tard, Karl et Maria se sont rencontrés lors d’une fête du Nouvel An en 1981 et ils ont acheté une maison de quatre chambres à coucher dans une rue Rexdale. Plusieurs mois se sont écoulés et, par la suite, ils ont a eu cinq enfants : Nastassia, Natasha, Pernell Karl, Malcolm et Jordan. Le début d’une famille de « hockey » commençait…

Enfance et évolution de P.K.

À deux ans, P.K. a enfilé pour la première fois une paire de patins que son père, Karl, lui a acheté. Notamment, âgé de quatre ans, Karl a inscrit son fils dans une ligue « maison » afin qu’il apprenne mieux à jouer au hockey.

La mère de P.K. Subban, Maria, ne voulait pas que son fils pratique ce sport qu’elle qualifiait de « coûteux » et « dangereux », mais elle a changé d’avis lorsqu’elle l’a vu sur la surface glacée. « Il était si mignon », a-t-elle mentionné.

Deux ans plus tard, alors que P.K. avait six ans, Karl a décidé de patiner avec lui une fois par jour lors de la période hivernale, ayant comme objectif de l’aider dans sa progression.

Le défenseur offensif

Ce n’est pas un secret de dire que P.K. est un défenseur offensif. Ce qui est intéressant à savoir c’est que ce style de jeu était l’idée de Karl. « Le quart-arrière des Canadiens a une vitesse naturelle, une force brute et un jeu de jambes aussi élégant que Patrick Chan », a indiqué M. Hague dans son texte. Toutes les aptitudes de P.K. proviennent de son père.

À peine une dizaine d’années derrière lui, P.K. montrait des signes de vedette de hockey. D’ailleurs, il était l’un des plus grands joueurs des siens et il avait une certaine profondeur que les autres n’avaient pas. Cette année-là, P.K. a permis à son équipe de Toronto de gagner un tournoi international de renom qui s’est déroulé au West Edmonton Mall.

Séance de repêchage

En 2007, P.K. avait l’occasion d’être sélectionné par l’une des 30 équipes de la LNH. Le directeur du développement des joueurs des Canadiens, Trevor Timmins, et un dépisteur, Dave Mayville, sont allés rendre visite aux Subban à la maison familiale dans le but de savoir si P.K. avait un bon soutien de la part de ses parents.

La nuit avant le repêchage de 2007 dans à la LNH a été la plus belle de la vie de P.K. et avec raison. Il a été sélectionné par l’une des formations du circuit Bettman. Le principal intéressé a versé quelques larmes lorsque son nom a été entendu dans le micro.

Les Canadiens avaient jeté leur dévolu sur lui pendant la deuxième ronde, soit au 43e rang au total, beaucoup plus haut que son classement prédéterminé. Il s’est levé de son banc et a embrassé ses parents, eux qui étaient très contents que leur fils soit repêché.

P.K. ne chôme pas

Avec les Canadiens depuis quelques saisons, P.K. ne prend jamais de vacances. Il passe la saison morte à travailler avec son entraîneur, Clance Laylor, dans un gymnase près de King et Spadina (Toronto). À noter que Laylor est un ancien coureur (sprinter) dont la carrière sportive a été écourtée en raison d’une blessure.

Également, ce n’est pas d’aujourd’hui que P.K. aime se battre, et ce, même avec ses coéquipiers. Pendant les pratiques des siens, il jette souvent les gants contre ses propres collègues, dont Tomas Plekanec, Mathieu Darche (il n’est plus avec le CH), Louis Leblanc et David Desharnais.

Certains de ses acolytes ont trouvé son attitude irritante à quelques occasions dans les premiers temps. Par contre, le pilote du Tricolore lors de cette saison, Randy Cunneyworth, a précisé que les gestes de Subban sont là parce qu’il « veut apporter la même énergie à la formation qu’il apporte à des jeux. »

1er achat de P.K.

Ce que P.K. Subban a acheté en premier avec son salaire initial dans la LNH a été un véhicule Ford Expedition noir qu’il a donné à son père. « Il m’a dit – en plaisantant – qu’il l’a acheté parce qu’il était gêné d’être vu dans la Corolla 1983 de son père », a rapporté M. Hague.

Crédit photo : Joanne Ratajczak

Source : Toronto Life