Tout ce que tu veux savoir sur l’échange Max Domi X Alex Galchenyuk

Embed from Getty Images

Marc Bergevin a visiblement une affinité pour les échanges majeurs conclus le 15 juin. Un an après avoir fait l’acquisition de Jonathan Drouin, le DG du Tricolore est finalement passé à autre chose dans le dossier Alex Galchenyuk. Une semaine avant de choisir un autre joueur au troisième rang du repêchage, il a expédié Galchenyuk en Arizona contre Max Domi.

Pourquoi est-ce que le Canadien a fait ça?

C’est évidemment la première question qui nous vient en tête lorsqu’on regarde une transaction de Montréal. L’échange d’Alex Galchenyuk ne surprendra probablement personne. Le Tricolore le magasine depuis plusieurs années déjà et ils ont finalement trouvé preneur avec les Coyotes.

Ils ne semblaient jamais avoir été en amour avec son attitude et contrairement à ce que l’on croyait au départ, il ne s’est pas développé comme joueur de centre. Du moins, l’équipe ne l’aimait pas assez pour l’utiliser à cette position, qui a énormément de valeur dans cette ligue. C’est d’autant plus le cas pour une équipe comme Montréal, qui a une grosse lacune dans cette partie de l’alignement. Comme les autres joueurs du club, il n’a pas connu une grande saison non plus avec seulement 19 buts, ce qui a probablement augmenté le dédain de la direction à son endroit, comme ça avait été le cas avec Subban lors de la saison précédant sa transaction.

La situation contractuelle est aussi à prendre en compte de ce côté alors que Galchenyuk sera agent libre sans restriction dans deux saisons et avec les problèmes dans cette relation depuis un bon moment, Bergevin se doutait probablement qu’il allait le perdre pour rien dans deux ans. Même s’il aurait voulu rester à ce moment-là, alors que le prochain noyau de l’équipe devrait rapporter le club près des séries, il aurait coûté assez cher et c’est clair que la direction montréalaise ne l’aimait pas assez pour lui donner son gros chèque de paie. Son impact salarial de 4,9 M$ ne raconte donc pas toute l’histoire.

Pour ce qui est de Max Domi, c’est un fabricant de jeu qui a un pedigree intéressant à cause de son père qui était bien connu lorsqu’il était dans la LNH. Il pourrait devenir agent libre avec restriction dans quelques semaines, mais le Tricolore avait déjà amorcé les négociations contractuelles avant l’échange, donc il ne se rendra probablement pas jusque-là. S’ils ont été le chercher, c’est qu’ils devaient aimer ses demandes salariales, donc on pourrait voir une entente raisonnable (aux yeux du Canadien) se conclure dans les prochains jours. Il lui reste quatre ans d’autonomie avec restriction, ce qui va certainement aider le Tricolore dans ces négociations.

Max Domi n’est pas aussi physique que son père, et il est à moins de six pieds, ce qui veut dire qu’il n’aiderait pas la grandeur moyenne de l’équipe, mais il peut quand même contribuer au jeu physique de temps en temps. Il a pris plus de 400 mises au jeu l’an passé et il ne faudrait pas se surprendre de voir le Canadien l’essayer au centre. Dans la LNH, il a la même moyenne de points par match que Galchenyuk (0,61) et il est un peu plus efficace de ce côté à 5 contre 5.

Pourquoi est-ce que les Coyotes ont fait cet échange?

La version courte est qu’ils pensent que Galchenyuk est un meilleur joueur et qu’ils croient qu’il peut jouer au centre. Du moins, c’est ce que John Chayka a dit publiquement après la conclusion de l’échange. Il faut dire qu’en une saison en 2015-16, Galchenyuk a presque marqué autant de buts que Max Domi en a eu en carrière (30 vs 36). C’est sans parler du fait que quatre des neuf buts de Domi en 2017-18 ont été dans un filet désert. Bref, on ne parle vraiment pas d’un marqueur et c’est ce que les Coyotes vont chercher avec Galchenyuk, qui est particulièrement efficace en prolongation.

En lui donnant sa chance à sa position naturelle et en lui offrant un changement d’air, les Coyotes espèrent probablement débloquer le potentiel de Galchenyuk et s’ils parviennent à le faire, ils mettent la main sur un centre de top six à faible coût, tant sur le plafond salarial (4,9 M$) qu’au niveau de la transaction alors que Max Domi décevait depuis quelques saisons malgré son bon potentiel. Pour une équipe qui a encore besoin d’aide à l’attaque, c’est une chance qui vaut la peine.

D’autres choses que tu veux savoir sur Max Domi

Malgré le prix trop élevé dans la transaction, qui risque de lui mettre trop de pression sur les épaules (à la Andrew Shaw), Max Domi risque d’être un joueur apprécié à Montréal. Son histoire est inspirante puisqu’il est diabétique et qu’il a un chien adorable pour l’aider. C’est aussi un grand fan de Michael McCarron en plus de ne pas détester les batailles. À ce niveau, les deux qui ressortent du lot en sont une sanglante contre les Flames en 2016 et une autre où il a passé le KO à Ryan Kesler de façon assez définitive.