Pierre-Luc Dubois à Montréal n’est rien de plus qu’un rêve

Avant le passage des Islanders en ville lundi soir, la grosse rumeur entourant le Canadien concernait l’attaquant québécois des Blue Jackets de Columbus, Pierre-Luc Dubois. C’est à cause de Nick Kypreos qui en avait parlé lors du match de samedi soir. Selon l’informateur, l’intérêt du Canadien pour Dubois qui date de son repêchage serait toujours présent.

Bien évidemment, c’est cette partie qui a fait le tour de la base de partisans, mais ce n’est pas tout ce qui a été dit à ce propos. Kypreos ne l’a pas qualifié d’intouchable, mais il a tout de même spécifié que sa valeur était clairement en hausse depuis son repêchage où il avait été choisi troisième. Kypreos a également mentionné que l’équipe n’est pas prête à écouter des offres à son propos tant que la formation ne sera pas complète (Atkinson et Dubinsky sont toujours sur la liste des blessés).

Pierre-Luc Dubois

Avant de voir s’il y a une possibilité de ce côté, c’est bon de se rappeler de quel joueur on parle. À 19 ans, Dubois est déjà un centre de 6 pieds 3 pouces et 207 livres qui a fait sa place dans la LNH. Sa production n’a peut-être pas grand chose pour t’émerveiller alors qu’il a seulement 22 points en 46 parties cette année, mais c’est respectable pour un joueur de son âge dans une équipe dont l’attaque n’est pas incroyable et qui n’est que sur la deuxième unité d’avantage numérique.

L’impact intéressant de Pierre-Luc Dubois se voit toutefois au niveau des statistiques avancées où il vient au troisième rang de la ligue parmi les joueurs avec au moins 500 minutes de jeu au niveau du %Corsi à 5 contre 5 cette saison (57,90%). Il est seulement devancé par Brandon Saad et Patrice Bergeron dans cette colonne. Lorsqu’on regarde le %Corsi relatif (+8,93%), Artemi Panarin est le seul qui est devant lui. C’est le rêve de tout analyste statistique même s’il est certainement aidé par l’ancien des Hawks. C’est très rare à un si jeune âge et ça vaut son pesant d’or.

Le fit

C’est exactement pour ça qu’il est le joueur rêvé pour le Canadien. Un joueur de centre de cet âge qui peut trainer les statistiques avancées de son équipe est extrêmement rare. Lorsqu’on ajoute ça au fait qu’il soit un joueur de grand gabarit québécois, ça fait de lui pratiquement un joueur créé dans un laboratoire pour jouer avec le Canadien de Montréal. Bref, le fit est parfait pour Marc Bergevin et c’est probablement pour ça que le DG est intéressé.

Le prix

C’est toutefois aussi ce qui nous amène au vrai problème dans ce dossier. Un atout comme ça doit se payer et lorsqu’on parle du prix qui devrait être versé pour l’obtenir, certains perdent leur enthousiasme. Comme les Jackets n’écoutent pas les offres présentement, c’est difficile d’établir le prix nécessaire.

Elliotte Friedman a mentionné que les Jackets ont déjà eu un intérêt pour Alex Galchenyuk, mais à cause de leur fenêtre d’opportunité et de sa disponibilité, Max Pacioretty me semble être une cible plus logique pour créer un package deal. Si jamais les Jackets devaient bouger Dubois, ils auraient certainement besoin d’un gars comme Pacio en retour puisqu’ils ont présentement la pire attaque parmi les équipes en séries dans l’Est.

Le problème, c’est que Pacioretty, qui a une séquence de quatre matchs consécutifs avec un but, ne serait sûrement pas suffisant et qu’il faudrait ajouter des éléments, que ce soit des jeunes joueurs comme Lehkonen, Hudon, Scherbak, Juulsen et/ou McCarron ou des choix au repêchage de haut niveau. La facture de ce côté serait assez salée. En plus, ce sont des atouts dont tu ne veux pas te défaire quand tu penses peut-être amorcer une reconstruction.

On parle donc d’un prix ridiculement élevé qui mettrait probablement trop de pression sur un jeune Québécois lors de son arrivée à Montréal. Il aurait donc les atouts nécessaires pour combler un trou immense à Montréal en plus de devenir la vedette du club pendant la reconstruction, mais ça viendrait avec la pression incroyable du marché qui serait quadruplée par le prix d’acquisition à payer pour le ramener au Québec.

La probabilité que ça arrive

0,25%. Ce serait un joueur très plaisant à voir dans l’uniforme du Tricolore, mais les transactions impliquant des atouts de sa valeur n’arrivent tout simplement plus dans la LNH de nos jours. On parle quand même d’un troisième choix au total derrière Matthews et Laine dont la valeur est hausse. L’intérêt du Tricolore est très facile à comprendre, mais c’est pour la même raison que c’est facile de réaliser que Pierre-Luc Dubois ne viendra pas à Montréal à moins que Marc Bergevin (ou son remplaçant) soit prêt à payer un prix incroyable. Même l’arrivée de John Tavares cet été, quoi que hautement improbable également, semble être un scénario plus réaliste.