Mario Tremblay // Tout ce que vous voulez savoir sur les soupers des recrues et la perte de vestiaire d’un entraineur

Canadiens

Dans le cadre du match Face à face des célébrités Ford au profit de la Fondation des Canadiens pour l’enfance, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Mario Tremblay. Encore mieux, j’ai même eu le droit de m’assoir dans les estrades du Centre Bell.

Si vous voulez l’intégralité de l’entrevue, vous pouvez l’écouter en format vidéo ici-bas. Elle dure environ 10 minutes. Pour ceux qui préfèrent lire, ça se passe un peu plus bas. Évidemment, la version texte est légèrement plus sommaire.

Entrevue avec Mario Tremblay, le Bleu Bionique!

Prédictions Coupe Stanley

JT : D’abord, pensez-vous que le Wild du Minnesota a une chance de gagner la Coupe Stanley? Et les Canadiens, est-ce qu’on fabule?

Mario Tremblay: Je doute fortement que le Wild ait une chance de remporter la Coupe Stanley. Je ne pense pas que défensivement il soit assez fort pour rivaliser avec les Blackhawks de Chicago. Mais ils peuvent faire un bon bout de chemin quand même. Aussi, à la date limite des transactions, le Wild a payé très cher pour Jason Pomminville. Si jamais il lève les pattes à la fin de son contrat, ça va avoir couté très cher au Wild. Pour le Canadien, on ne fabule aucunement. Le Canadien a une très bonne équipe cette année. Ils vont entrer dans les séries sans aucune gêne. Ils peuvent causer une surprise autant que les Bruins ou les Blackhawks. Je pense qu’on va avoir du plaisir lors des séries éliminatoires.

Hier à aujourd’hui

JT : Est-ce que vous pensez que c’est plus dur d’être un joueur de hockey aujourd’hui ou à votre époque? Et les soupers des recrues, étaient-ils plus le fun en 1980 ou en 2013?

Mario Tremblay : Aujourd’hui, les joueurs sont mieux entrainés; ils sont plus gros. Mais la chose qui ne change pas, c’est quand tu gagnes. Tu as toujours du plaisir quand tu gagnes. Quand tu ne gagnes pas, c’est toujours plus plate. Pour les soupers des recrues, il n’y en avait pas à mon époque. Les soupers des recrues ont commencé il y a environ une dizaine d’années. Au début, je trouvais cela vraiment extravagant, parce que beaucoup trop d’argent se dépensait. Il y a eu un ajustement. Maintenant, cela se fait beaucoup mieux.

JT : En tant que joueur, qu’elle était votre meilleure stratégie pour piquer l’adversaire!

Mario Tremblay : Je pense que la meilleure chose que je faisais c’était de distribuer de bonnes mises en échec. De temps en temps, une bagarre par-ci, par-la. Mais je pense que la meilleure chose à faire pour déranger l’adversaire c’est de marquer un but. Ou de faire un beau jeu pour permettre à ton coéquipier de marquer. Je pense que c’est cela la meilleure vengeance. Il y a des parleux. Il y a des faiseux. J’étais plus un faiseux qu’un parleux.

JT : Comment c’était de jouer avec Patrick Roy?

patrick roy - mario tremblay - credit: canadiens

Mario Tremblay : Patrick a connu une carrière incroyable à Montréal. C’est d’ailleurs pour cela que son chandail est retiré ici au Centre Bell. Il va très bien avec les Remparts. Je pense qu’il a connu du succès partout où il a passé.

Problème de vestiaire

JT : À quel moment un entraineur sent-il qu’il perd son vestiaire?

Mario Tremblay : Quand l’équipe ne réussit pas à se sortir de sa torpeur dans laquelle elle se trouve. Quand tu en perds 10-12 en ligne, c’est un signe évident que ça ne va pas bien. On l’a vu à Tampa Bay avec Guy Boucher. L’équipe ne gagnait pas. Malgré que le gardien de but n’arrêtait pas les rondelles. Je pense qu’une longue série de défaites, quand l’équipe ne se replace pas, c’est signe que ton message ne passe plus.

Passion

JT : Quelle autre passion habite Mario Tremblay?

Mario Tremblay : C’est sûr que j’ai plusieurs passions. Je suis un pêcheur invétéré. J’aime le saumon, la truite, être dans le bois, le calme. Je suis allé dans le Nunavut il y a deux ans passés. J’ai passé 4 jours avec des Inuits. C’était un voyage extraordinaire. Une expérience fantastique. J’aime le golf. J’adore le golf. Je suis un maniaque de golf. Quand je fais quelque chose, je ne fais pas à moitié. J’y vais la pédale au fond. Les deux choses que j’aime le plus après mon travail, c’est la pêche et le golf.

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J’espère que vous avez apprécié. Dimanche, je vous présenterai une entrevue que j’ai réalisée avec Guy Carbonneau toujours dans le cadre du Face-à-face des célébrités Ford.